visite guidée des parcs, jardins et paysages de Paris


LE JARDIN ALPIN DU JARDIN DES PLANTES DE PARIS

LE JARDIN ALPIN DU JARDIN DES PLANTES DE PARIS dans 05e arr. jardin-alpin-2011-04-1-300x198

En plein Paris, niché au coeur du Jardin des Plantes, le jardin alpin rassemble plus de 2000 espèces végétales montagnardes.

L’ancêtre du jardin alpin fut créé en 1640, sous l’appellation « Jardin des Plantes de montagne ». Agrandi et embelli au cours du mandat de Buffon, pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, il ne prendra sa forme actuelle qu’à partir de 1931. Il est alors installé à l’emplacement du Carré des couches, auparavant consacré à la multiplication des plantes destinées aux collections systématiques de l’École de botanique.

S’étendant sur plus 4000m2, le jardin alpin réunit en un même lieu des collections de plantes issues de régions de haute, moyenne et basse altitude du monde entier. La présentation des végétaux s’effectue en fonction de leur origine géographique (ou de leurs affinités écologiques). Les jardiniers ont créé de véritables micro-climats, en tirant partie de la localisation du jardin. Sa situation, en dépression par rapport à la Ménagerie et aux allées environnantes du Jardin des Plantes et sous la protection d’arbres, le protège des vents desséchants, du froid intense et des grandes chaleurs. Néanmoins, certaines conditions naturelles s’avèrent délicates à recréer. Ainsi, en hiver, les plantes des montagnes exigent une période de repos, sans pluie, et à l’abri du gel, dont elles sont protégées, dans leur environnement d’origine, grâce à un manteau neigeux. Afin de retrouver ces conditions, certains végétaux du jardin alpin sont donc recouverts de bâches ou de châssis vitrés dès l’automne.

À ne pas rater : le pistachier, doyen du Jardin des Plantes, grâce auquel Sébastien Vaillant prouva l’existence de la sexualité végétale, en 1718.


LE PARC ECOLOGIQUE DU JARDIN DES PLANTES DE PARIS

Créé en 1932 à l’initiative de Pierre Allorge, professeur au Muséum et titulaire de la chaire de cryptogamie (étude des plantes sans fleurs, dont les organes reproducteurs sont peu visibles), et Camille Guinet, ingénieur horticole au Jardin des Plantes, le jardin écologique est un enclos dévolu à la présentation des milieux naturels en Île-de-France.

Dans cette région peuplée dès la Préhistoire, l’Homme a joué un rôle considérable dans la formation des paysages et des associations végétales. On peut considérer aujourd’hui que tous les ensembles écologiques en Île-de-France ont été marqués par sa main.

Le jardin écologique présente la biodiversité de cette nature domestiquée à travers des milieux très variés.

Il abrite une faune importante, sédentaire ou de passage, qui trouve ici un lieu privilégié pour se nourrir et se reproduire.

C’est pour préserver sa tranquillité que l’intervention des jardiniers dans ce sanctuaire écologique est la plus légère possible.

Fragile, l’endroit n’est accessible qu’en visite guidée, afin de le préserver.

Ouvert au public jusqu’en 1960, le jardin écologique fut fermé et livré à lui-même jusqu’en 1982, date à partir de laquelle se sont succédés inventaires et projets de rénovation, jusqu’à sa réouverture en 2004.Une parenthèse qui a permis à de nombreux insectes, mollusques, petits mammifères et oiseaux de prendre leurs aises.

Aujourd’hui, le jardin compte quatre milieux forestiers :

-une chênaie-frênaie sur sols calcaires

-une chênaie-charmaie sur sols frais et riches

-une chênaie-châtaigneraie sur sols acides

-une ormaie sur sols nitratés et frais.

La partie non forestière est constituée d’un champ cultivé en céréales selon des pratiques douces qui permettent la floraison du cortège des plantes messicoles : coquelicot, bleuet, nielle des blés, chrysanthème des moissons…Afin de créer ce jardin unique, il a fallu modifier les sols et replacer des espèces selon leur regroupement préférentiel, sans en supprimer. Les plantes en effet ne poussent pas au hasard : elle se rassemblent en fonction de leurs exigences écologiques, pour former des regroupements végétaux.

Un travail de rénovation conséquent, chaque réaménagement devant, en plus, se faire de façon à déranger le moins possible la faune !

Sources :

http://www.jardindesplantes.net/un-jardin-botanique/le-jardin-ecologique

 


NO COMMENT

« Le public des conférences est, en toutes régions, composé en grande majorité de vieilles dames, ce qui présume la pérennité et l’avenir de l’exercice, car il y aura toujours des vieilles dames. »

Georges Poisson in Combats pour le patrimoine (éditions Pygmalion, 2009)


interêts d’une végétalisation des bâtiments (façades et toitures)

• Amélioration de l’efficacité énergétique du bâtiment

Les toitures et façades végétalisées permettent d’améliorer l’isolation des bâtiments contre le froid en hiver et surtout la chaleur en été. Une baisse de 3 à 7 degrés de l’air intérieur d’un bâtiment amène des économies de 10 % en climatisation. Pour un bâtiment à un étage, on peut même espérer des économies de 20 à 30 % (Conseil national de recherches du Canada, 2002).

• Prolonger la durée de vie des toitures et des façades

En servant d’écran contre les ultraviolets et les rayons solaires, la couche de végétation évite que le toit subisse des variations de température trop importantes et fréquentes.

• Aider au contrôle et à la réduction des eaux de ruissellement

À l’échelle d’une collectivité, les toitures végétales permettent de réaliser d’importantes économies de traitement des eaux en absorbant en moyenne 75 % des précipitations reçues et en relâchant graduellement les autres 25 %. Cette rétention réduit les débordements et les débits de pointe ne pouvant être traités en totalité dans les stations de traitement des eaux (Environmental Design + Construction, 2001 et Green roofs for healthies cities, 2003).

• Mettre en valeur le parc immobilier urbain

Contribuant à la durée de vie, à l’embellissement et au confort du cadre urbain, les toitures végétales donnent une valeur ajoutée aux bâtiments et à la ville.

• Contribuer efficacement à l’assainissement de l’air

L’air intérieur et beaucoup plus pollué que l’air extérieur. En augmentant la production d’oxygène et la diminution du taux de CO2 par photosynthèse, les végétaux réduisent la pollution atmosphérique. De plus, ils filtrent une partie des particules volatiles contenues dans l’air ambiant;composés organiques tels que le benzène,le trichloréthylène, le formol et fumées . Les façades végétalisées retiennent en partie les poussières. En effet, en été, les végétaux humidifient l’air ambiant urbain et captent la chaleur des rayons solaires, réduisant ainsi l’effet de l’îlot de chaleur urbain (William (B.C.) Wolverton, NASA, 2003).

• Réduire les nuisances phoniques

Les couvertures végétales atténuent les bruits venant de la ville ou du trafic aérien en jouant le rôle d’isolant phonique. La protection contre le bruit est difficile à quantifier et à évaluer; cependant, on estime qu’une réduction de 50 décibels est possible (Magistrat der Landeshaupstadt Linz, 2000, p.17).

• Offrir des surfaces supplémentaires

Les façades et les toitures sont souvent des espaces perdues. Leurs utilisations permettent de limiter l’espace nécessaire au sol pour l’aménagement d’espaces de vie supplémentaires (jardins, toits terrasses).

lu sur > http://www.belorgey-design.fr/fichiers/interets-vegetalisation-facade.pdf

 


UN PLAN BIODIVERSITÉ POUR LA VILLE DE PARIS

 

lu in 20 Minutes Grand Paris du 14 novembre 2011

La Ville de Paris va adopter un Plan pour favoriser la biodiversité

par Magali GRUET

Penser biodiversité lorsque l’on imagine l’aménagement de Paris. C’est l’objectif que vise le Plan biodiversité qui sera adopté aujourd’hui au Conseil de Paris, à travers une série de mesures dédiées aux 4 000 ha de verdure parisienne existante.

Planter mieux. On ne plantera plus au hasard. Désormais, les variétés qui pourront fournir des fleurs, des fruits ou des graines susceptibles de nourrir des espèces animales présentes dans la région seront favorisées. L’accent sera aussi mis sur les arbres qui peuvent offrir un support de ponte.

Construire végétal. La Ville compte créer sept nouveaux hectares de toitures végétalisées, dont au moins quinze nouveaux jardins en terrasses, dans des bâtiments existants ou à construire. Il est aussi question de créer quarante nouvelles mares ou milieux humides.

Polluer moins. Terminée l’utilisation de produits phytosanitaires de synthèse dans les espaces publics qui sont gérés par la Ville. Paris s’engage aussi à convaincre les autres gestionnaires d’espaces verts sur le territoire parisien, comme les bailleurs sociaux, Réseaux ferrés de France ou encore l’Assistance publique- Hôpitaux de Paris.

Connecter davantage. Les espaces verts et les axes d’eau ne sont d’aucune utilité à la biodiversité s’ils ne sont pas connectés entre eux. La Ville va donc travailler à créer les liaisons qui manquent pour favoriser la circulation des espèces.

Éduquer les populations. Un Observatoire de la biodiversité va être créé pour permettre aux Parisiens de s’emparer du sujet. Ils pourront ainsi être appelés à observer la nature qui les entoure. Depuis plusieurs années, la région fait appel à la mobilisation citoyenne pour l’aider à décompter les papillons, les escargots et les limaces.

Bientôt une ceinture verte. Paris veut ouvrir la petite ceinture et les talus du périphérique à la population et installer de la végétation sur les passerelles qui enjambent le boulevard.


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