visite guidée des parcs, jardins et paysages de Paris


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Liste des articles dans la catégorie 0A. ESPACES VERTS PARISIENS.

LE PARC ECOLOGIQUE DU JARDIN DES PLANTES DE PARIS

Créé en 1932 à l’initiative de Pierre Allorge, professeur au Muséum et titulaire de la chaire de cryptogamie (étude des plantes sans fleurs, dont les organes reproducteurs sont peu visibles), et Camille Guinet, ingénieur horticole au Jardin des Plantes, le jardin écologique est un enclos dévolu à la présentation des milieux naturels en Île-de-France.

Dans cette région peuplée dès la Préhistoire, l’Homme a joué un rôle considérable dans la formation des paysages et des associations végétales. On peut considérer aujourd’hui que tous les ensembles écologiques en Île-de-France ont été marqués par sa main.

Le jardin écologique présente la biodiversité de cette nature domestiquée à travers des milieux très variés.

Il abrite une faune importante, sédentaire ou de passage, qui trouve ici un lieu privilégié pour se nourrir et se reproduire.

C’est pour préserver sa tranquillité que l’intervention des jardiniers dans ce sanctuaire écologique est la plus légère possible.

Fragile, l’endroit n’est accessible qu’en visite guidée, afin de le préserver.

Ouvert au public jusqu’en 1960, le jardin écologique fut fermé et livré à lui-même jusqu’en 1982, date à partir de laquelle se sont succédés inventaires et projets de rénovation, jusqu’à sa réouverture en 2004.Une parenthèse qui a permis à de nombreux insectes, mollusques, petits mammifères et oiseaux de prendre leurs aises.

Aujourd’hui, le jardin compte quatre milieux forestiers :

-une chênaie-frênaie sur sols calcaires

-une chênaie-charmaie sur sols frais et riches

-une chênaie-châtaigneraie sur sols acides

-une ormaie sur sols nitratés et frais.

La partie non forestière est constituée d’un champ cultivé en céréales selon des pratiques douces qui permettent la floraison du cortège des plantes messicoles : coquelicot, bleuet, nielle des blés, chrysanthème des moissons…Afin de créer ce jardin unique, il a fallu modifier les sols et replacer des espèces selon leur regroupement préférentiel, sans en supprimer. Les plantes en effet ne poussent pas au hasard : elle se rassemblent en fonction de leurs exigences écologiques, pour former des regroupements végétaux.

Un travail de rénovation conséquent, chaque réaménagement devant, en plus, se faire de façon à déranger le moins possible la faune !

Sources :

http://www.jardindesplantes.net/un-jardin-botanique/le-jardin-ecologique

 


UN PLAN BIODIVERSITÉ POUR LA VILLE DE PARIS

 

lu in 20 Minutes Grand Paris du 14 novembre 2011

La Ville de Paris va adopter un Plan pour favoriser la biodiversité

par Magali GRUET

Penser biodiversité lorsque l’on imagine l’aménagement de Paris. C’est l’objectif que vise le Plan biodiversité qui sera adopté aujourd’hui au Conseil de Paris, à travers une série de mesures dédiées aux 4 000 ha de verdure parisienne existante.

Planter mieux. On ne plantera plus au hasard. Désormais, les variétés qui pourront fournir des fleurs, des fruits ou des graines susceptibles de nourrir des espèces animales présentes dans la région seront favorisées. L’accent sera aussi mis sur les arbres qui peuvent offrir un support de ponte.

Construire végétal. La Ville compte créer sept nouveaux hectares de toitures végétalisées, dont au moins quinze nouveaux jardins en terrasses, dans des bâtiments existants ou à construire. Il est aussi question de créer quarante nouvelles mares ou milieux humides.

Polluer moins. Terminée l’utilisation de produits phytosanitaires de synthèse dans les espaces publics qui sont gérés par la Ville. Paris s’engage aussi à convaincre les autres gestionnaires d’espaces verts sur le territoire parisien, comme les bailleurs sociaux, Réseaux ferrés de France ou encore l’Assistance publique- Hôpitaux de Paris.

Connecter davantage. Les espaces verts et les axes d’eau ne sont d’aucune utilité à la biodiversité s’ils ne sont pas connectés entre eux. La Ville va donc travailler à créer les liaisons qui manquent pour favoriser la circulation des espèces.

Éduquer les populations. Un Observatoire de la biodiversité va être créé pour permettre aux Parisiens de s’emparer du sujet. Ils pourront ainsi être appelés à observer la nature qui les entoure. Depuis plusieurs années, la région fait appel à la mobilisation citoyenne pour l’aider à décompter les papillons, les escargots et les limaces.

Bientôt une ceinture verte. Paris veut ouvrir la petite ceinture et les talus du périphérique à la population et installer de la végétation sur les passerelles qui enjambent le boulevard.


Les Jardins de Bagatelle

Les Jardins de Bagatelle dans Bois de Boulogne (16e) 258922_224994607528900_3202692_o-300x199

Une histoire de plus de 2 siècles, jallonnée par d’illustres propriétaires : le Maréchal D’Estrées et le Comte d’Artois au 18e s. ; Napoléon et des propriétaires anglais au 19e s. Le Parc devient domaine de la Ville de Paris en 1905, sous l’impulsion de J.C.N. FORESTIER.

Plusieurs styles de jardins en un : parterres classiques, jardin anglo chinois, jardins paysagers à l’anglaise. Au XXe s. sont rajoutés des jardins de collections végétales (roseraie, iris, clématites, plantes aquatiques, bulbes dans les pelouses) et, plus récemment, collections de rosiers paysagers et de rosiers botaniques qui s’adaptent mieux à une gestion environnementale.


RANDONNÉE ÉCOLOGIQUE AU BOIS DE VINCENNES : diversité des milieux, plantes et animaux

 

Vivez au rythme de la nature et de la randonnée pour mieux apprécier la richesse écologique du Bois de Vincennes !

RANDONNÉE ÉCOLOGIQUE AU BOIS DE VINCENNES : diversité des milieux, plantes et animaux dans Bois de Vincennes (12e) 231160_212943005400727_8149650_n-300x225

A l’occasion de la traversée de différents secteurs du bois, nous commentons sa gestion différenciée, différente des secteurs horticoles (très fréquentés et très « soignés ») en direction du cœur du massif forestier : en ce sens, les interventions limitées permettent aux plantes et animaux de s’y faire une place.

Sur les pelouses les moins fréquentées, fauchées seulement tous les 2 à 4 ans, les insectes trouvent des fleurs à polliniser et les oiseaux de quoi se nourrir ; une réserve ornithologique leur permet de trouver le calme qui favorise la nidification et les arbustes fruitiers qui leur procureront leur nourriture hivernale ; signe de leur activité, des bottes de gui nombreuses poussent dans les arbres voisins ; pour soutenir le semis naturel pratiqué par les oiseaux, des plantations sont faites pour restaurer le massif forestier endommagé par la tempête de 1999.

 

THÈMES ABORDÉS : gestion différenciée ; biodiversité ; augmenter la diversité des milieux, des plantes, des animaux ; limiter la biodiversité exogène.

 

LA GESTION ÉCOLOGIQUE

1. gestion horticole soignée des secteurs jardinés 

mise en valeur des collections horticoles et botaniques

•       Parc Floral

•       squares

•       École Du Breuil

•       Parc Zoologique

•       hippodrome

•       INSEP

•       abords des lacs

méthodes : 

•       massifs taillés, régulièrement remplacés…

•       tonte et arrosage réguliers des pelouses

•       collecte des feuilles et déchets végétaux

•       limitation de l’utilisation de produits phytosanitaires

>    certification ISO 14001

2. fauche extensive des prairies arborées 

•       gyrobroyage

•       plan de fauchage différencié, revu chaque année : d’un fauchage total, à raison de 3-4 passages / an dans les zones de forte fréquentation à 1 fauchage tous les 2 à 4 ans dans des secteurs moins fréquentés

3. curage raisonné des lacs et rivières 

•       Gravelle

•       Minimes

•       Saint-Mandé

•       Daumesnil

•       rivières

méthodes : 

•       pour éviter l’envasement, curage tous les 3-4 ans

•       pour traumatiser le moins possible la faune, en octobre-novembre

4. gestion forestière du massif forestier 

•       enclos de reboisement

•       régénération naturelle

•       plantation de plants forestiers

•       maintien de ronciers

•       dégagement manuel des jeunes arbres

•       éclaircies pour favoriser un développement harmonieux

•       chevaux ardennais au service du bois

•       arbres morts et tas de branches conservés

 

PUBLIC : marcheurs : le parcours fait 8 km !

 

SE MUNIR DE :

  • boissons & en-cas (fruits…)
  • pique-nique
  • loupe, jumelles…
  • appareil photo
  • livres permettant l’identification des plantes & animaux : guides, faunes, flores
  • sachets plastique pour récoltes (échantillons d’herbier, plumes, coquilles…)
  • crayons, plumes, pinceaux… ; crayons de couleur, feutres, gouaches, aquarelles…

 


JARDIN RENÉ DUMONT = ANCIEN JARDIN D’AGRONOMIE TROPICALE : un souvenir de l’exposition coloniale de 1907

Ancien « Jardin d’essai colonial », ou, depuis 1907, « Jardin colonial », il a accueilli, de mai à octobre 1907, l’exposition coloniale dite de Nogent-sur-Marne.

Riche de ce passé historique, des vestiges de monuments qui rappellent ce passé en débat, il pourrait devenir un jardin dédié au développement durable : le rapport est évident entre les colonies et une attention portée à l’avenir de la planète : il passe par la coopération nord-sud, c’est-à-dire entre anciens colons et anciens colonisés, y compris autour d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

JARDIN RENÉ DUMONT = ANCIEN JARDIN D'AGRONOMIE TROPICALE : un souvenir de l’exposition coloniale de 1907 dans Bois de Vincennes (12e) 11786_453801087981583_683634546_n-300x206

Le « fond de commerce » du Jardin a été de réceptionner des fruits & graines de plantes vivrières (céréales, fruits & légumes) et utilitaires (Hévéa pour en faire le caoutchouc ; telles plantes à fibres textiles ; essences potentiellement insectifuges ou insecticides) pour en organiser, en serre, l’amélioration. L’objectif : renvoyer dans les colonies de l’époque, des variétés améliorées. D’où un cadre extra-ordinaire : voyez par vous-mêmes :

http://www.dailymotion.com/video/xduy2c

Depuis 1898, sous la direction de Jean Thadée DYBOWSKI, l’Etat avait installé sur le périmètre des instituts scientifiques qui travaillaient à l’amélioration des plantes tropicales. Après de nombreuses délocalisations, quelques instituts de recherche en agronomie tropicale & développement durable (parmi lesquels le CIRED) entretiennent encore une petite activité sur le site. Mais c’est l’Exposition coloniale dite de Nogent, entre mai & octobre 1907, qui marque le plus cette enclave de 4 hectares du côté de Nogent, dans le Bois de Vincennes .

Un souvenir de l’exposition coloniale de 1907

Une seconde exposition coloniale (la première datant de 1905) est donnée sur le site en 1907 : des pavillons évocateurs des colonies de l’époque sont construits sur le périmètre de l’ancien jardin d’essais colonial – plusieurs y seront remontés à la fin de l’exposition coloniale de Marseille de 1906. Ils accueilleront des hommes et des femmes venus d’ailleurs, présenter leur région, leurs animaux, leurs coutumes, leurs richesses : il faut donner envie à des métropolitains d’aller s’établir dans ses colonies qui s’essoufflent : Eugène ETIENNE y est pour beaucoup.

1914-1918 : le jardin abrite « l’hôpital bénévole du jardin colonial », comme l’indique la signature du monument aux ressortissants des colonies, morts lors de la Première Guerre. Viennent s’y refaire une santé les Tirailleurs de toutes origines, venus de tout l’Empire défendre le sol de France, qu’ils appellent eux-mêmes « notre mère patrie ». Certains seront enterrés au cimetière de Nogent.

1925 : inauguration du monument aux morts Malgaches : artistiquement très typé Années 20.

1920 : en présence du Maréchal Joffre, M. Albert SARRAUT, ministre des colonies, inaugure une première pagode. 1922 : l’empereur d’Annam KHAÏ DINH, accompagné de son fils, le futur empereur BAO DAÏ, se rend au Temple du souvenir indochinois : il y dépose à cette occasion des objets rituels précieux. Tellement précieux qu’ils seront en grande partie volés, probablement par ceux-la mêmes qui mettront le feu au somptueux Grand Dinh en 1984, après le passage des Monuments historiques.

1931 : lors de l’exposition coloniale organisée par le maréchal Lyautey, le jardin est au sommet de sa gloire. La foule s’y presse nombreuse. C’est à la fois un lieu de promenade et un lieu de culte du souvenir souvent fréquenté par les ministres des colonies.

Survient la deuxième guerre mondiale : le jardin sombre lentement dans une certaine forme d’oubli. Les échos des musiques et des chants d’outre-mer se sont tus, bien des bâtiments ont disparu.

Le jardin est racheté par la Ville de Paris en 2003

En 2004, le magnifique Pavillon du Congo périt dans un incendie.

Le pavillon de l’Indochine, restauré, accueillera (dès 2011 ?) un lieu d’information et d’exposition permanent sur l’histoire du site.

Le jardin, devenu public et ouvert gratuitement aux horaires des parcs & jardins parisiens, est un très bel endroit !

RENDEZ-VOUS : 45 bis, avenue de la Belle Gabrielle (RER A : Nogent-sur-Marne et 5-10 min. de marche)

 


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