visite guidée des parcs, jardins et paysages de Paris


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Liste des articles dans la catégorie 0A. ESPACES VERTS PARISIENS.

EXPOSITION « CHAMPIGNONS » GRATUITE : du vendredi 16 au lundi 19 octobre 2015

L’exposition, annuelle, organisée par la Société Mycologique de France, se tiendra dans le pavillon 18 du Parc Floral

GRATUIT

Amanite tue mouches au Bois de Vincennes - image Paul-Robert TAKACS 28 novembre 2009

Informations pratiques

Ouverture : vendredi de 14h à 18h, samedi et dimanche de 10h à 18h, lundi de 10h à 17h

Parc Floral de Paris (Bois de Vincennes – 12e)
Métro Château de Vincennes
Bus 46, 112 – Parc à vélo – station Vélib’


LE BOIS DE BOULOGNE

Le bois de Boulogne occupe une partie du site de l’ancienne forêt de Rouvray.

Couvrant une superficie de 846 ha, le bois de Boulogne peut être considéré comme l’un des poumons de la capitale.

En 1852, la propriété du bois de Boulogne est cédée par Napoléon III à la ville de Paris, pour qu’il soit aménagé en promenade publique. Les travaux dureront 4 ans, de 1853 à 1857.

Les premiers travaux sont dus à Jacques HITTORFF, architecte & Louis-Sulpice VARÉ, paysagiste. On commence par creuser les grands lacs et à tracer les routes permettant leur mise en valeur. Face au succès de ces nouveaux aménagements, le projet définitif comprendra le creusement de nombreuses pièces d’eau et ruisseaux.

L’empereur désire notamment la réalisation d’une rivière à l’instar de la Serpentine de Hyde Park, à Londres. Les travaux sont bien entamés quand le baron HAUSSMANN s’aperçoit qu’un défaut de nivellement asséchera la partie haute et inondera la basse. HAUSSMANN, entre-temps nommé préfet de la Seine, congédie VARÉ (qui avait oublié un dénivelé de 6 mètres dans son projet de rivière artificielle) et le remplace par l’ingénieur Jean-Charles ALPHAND, qui s’associe au paysagiste Jean-Pierre BARILLET-DESCHAMPS.

ALPHAND compose un paysage à l’anglaise, avec des chemins sinueux (seulement 2 allées rectilignes seront conservées : celles de Longchamp et de la Reine-Marguerite), des pièces d’eau & rivières artificielles, des enrochements. 200 000 arbres sont plantés. Deux îles sont bâties sur le Lac Inférieur, sur lesquelles on installe un authentique chalet suisse (qui hébergera le restaurant du Chalet des Îles) construit par SEILLER aux environs de Berne, et le Kiosque de l’Empereur, réalisé par Gabriel DAVIOUD.

Entre 1855 et 1858, l’hippodrome de Longchamp est construit sur la plaine du même nom. Dans le même temps, le duc DE MORNY lance une vaste opération immobilière, de luxe, supervisé par le baron HAUSSMANN, au niveau de la pointe du bois située au sud de la butte Mortemart (entre la rue des Princes à Boulogne, actuelles rues Denfert-Rochereau & des Princes, et l’avenue du Parc des Princes à Auteuil).

Lors du siège de Paris en 1870, le bois est sérieusement endommagé par l’artillerie prussienne car l’artillerie française avait une batterie sur la butte de Mortemart.

L’hippodrome d’Auteuil sera sera décidé & inauguré en 1873.

 

L’eau au Bois de Boulogne

L’équipe formée par J.-C. ALPHAND & J.-P. BARILLET-DESCHAMLPS transforme le projet de rivière de VARÉ en deux lacs avec cascade, avec création d’une voie de circulation qui formera digue. Les déblais dus au creusement des deux lacs formeront la butte Mortemart.

Le bois possède par conséquent d’autres éléments aquatiques :

- les lacs du cercle du bois de Boulogne & du Jardin d’acclimatation ;

- les mares Saint-James & d’Armenonville ;

- les étangs de Longchamp, de l’Abbaye, de Suresnes, des tribunes, de Boulogne & de la Grande Cascade ;

- les ruisseaux de Longchamp, des Sablons & d’Armenonville.

L’envergure des projets a rapidement exigé des volumes d’eau considérables sans compter l’arrosage et le nettoyage des routes. Les moyens et les types d’eaux utilisés pour alimenter les deux bois évolueront pour s’adapter à cette demande croissante.

Pour le bois de Boulogne, les eaux étaient à l’origine prélevées dans la Seine à l’aide des machines de Chaillot, mais le système, trop coûteux, fut rapidement abandonné.

Par la suite, une conduite d’eau provenant du canal de l’Ourcq est construite entre le réservoir de Monceau et le bois de Boulogne, permettant un approvisionnement de 18.000m3 / jour. Un puits artésien, dit de Passy, est également construit pour répondre aux nouveaux besoins. Il pouvait produire jusqu’à 10.000m3/jour.


LANCEMENT D’UN CYCLE DE 8 CONFERENCES SUR L’AGRICULTURE URBAINE A PARIS LE 2 JUIN 2015

Madame Pénélope Komitès, adjointe à la Maire de Paris chargée des Espaces verts, de la Nature, de la Biodiversité et des Affaires funéraires

vous convie à la conférence inaugurale du cycle « Cultivons la ville » :

Paysage de l’agriculture urbaine dans le monde

le mardi 2 juin 2015, de 19h00 à 20h30 (accueil à partir de 18h45), au Pavillon de l’Arsenal, 21, boulevard Morland, 75004 Paris

avec:

- Mohamed Hage, fondateur et président des Fermes Lufa, première serre commerciale sur un toit au monde (Montréal, 2011)

- Andreas Graber, fondateur de UrbanFarmers, première ferme aquaponique européenne construite sur un toit (Bâle, 2012)

- Christine Aubry, ingénieur de recherches à l’Institut National de la Recherche Agronomique, spécialiste de l’agriculture urbaine dans le monde

 

Nombre de places limité > Inscriptions obligatoires sur : http://goo.gl/forms/AWtQ0ZE4EO

 

Jardin sur le toit du Gymnase, rue des Haies, Paris 20e (D.R.)


PARCS & JARDINS HAUSSMANNIENS ET BIODIVERSITE A PARIS

Peut-on dire que les parcs et jardins haussmanniens constituaient, à l’origine (1860-1870), un apport pour la biodiversité en ville ?

Prenons l’exemple du Parc des Buttes-Chaumont. À l’origine, ça n’était pas spécialement leur vocation : le mot et la préoccupation de biodiversité n’existaient d’ailleurs pas. Au contraire, la sauvagerie était hors-sujet. Les squares, parcs & jardins proposaient une certaine vision de la nature : totalement domestiquée, sur mode d’ingénierie, de manière néo-louis-quatorzienne :

- le paysage, quand il n’était pas conçu de toutes pièces (les Buttes étaient à l’origine une butte-témoin aride, le Chauve Mont, qui a fait l’objet d’extraction de matériaux de construction et de dépotoir), était artistiquement remodelé (galbes des pelouses, plan au sol des massifs en motif cachemire …), recomposé de la manière la plus pittoresque, la plus dramatique possible (le rocher des Buttes est sculpté à la dynamite), avec moult effets scénographiques (massifs cachant jusqu’à la dernière minute une vue sublime…) voire dramatiques (le rocher des Buttes, fort abrupt, se mire dans un miroir d’eau placé dans un creux bien décaissé) ;

- les plantes proposées sont essentiellement exotiques (arbres et arbustes venus d’Asie et d’Amérique ; herbacées florifères Africaines pour l’été…) ou horticoles (hybrides et variétés à port fastigié, pleureur ou tortueux ; à feuillage doré, pourpre ou panaché…) ;

- on présente au public des animaux exotiques ou de race : canards, oies, cygnes, poissons…

(image Paul-Robert TAKACS)

En un mot, il s’agit de parcs & jardins où les paysages, plantes et animaux de collections, à l’image de celles de quelques bourgeois et des aristocrates, sont démocratisés – et gratuits ! On peut parler de nature, de naturel, mais, à ce stade, très peu de biodiversité (exotique, rapportée).

N’y a-t-il donc vraiment rien d’autre en termes de biodiversité ?

Mais si ! Aux Buttes-Chaumont existe déjà une sorte de gestion différenciée et même une composition différenciée :

- les espèces exotiques et variétés horticoles permettent d’étaler la période de floraison / fructification des plantes régionales. Les pollinisateurs, frugivores et granivores peuvent profiter de ces sources d’énergie supplémentaires !

- puisqu’on veut composer parfois la vue de paysages des provinces françaises ou des pays voisins, on utilise ça et là des plantes indigènes en massifs : sapins pour faire vosgien / suisse ; chênes verts et phylaires pour faire méditerranéen / italien… ;

- en cœur des massifs d’arbres et arbustes, on bourre avec de l’indigène de bois ou sous-bois : ifs, buis… ;

- il existe un gradient de composition & gestion, qui commence aux entrées (les plus artificielles, fleuries, apprêtées-taillées…) et va vers le cœur (plus « naturel », y compris avec des plantes moins détonantes, plus souvent indigènes sans être forcément régionales, présentant un port plus libre) ; au cœur, les plantes indigènes sont peut-être utilisées plus souvent ;

- la gestion est cohérente avec les reliefs : sur les pentes abruptes, il n’y a pas des pelouses mais des prairies / friches ;

- laisse-t-on venir et rester des plantes spontanées à certains endroits ? Quoi qu’il en soit, on n’utilise pas encore, à l’époque, des moyens de lutte chimique, et pour cause ;

- dernier petit plus pour la biodiversité : les promeneurs étaient tenus à l’extérieur des zones plantées.

Pour conclure, à l’origine, c’est plus souvent de la nature que de la biodiversité, mais il y en a déjà ça et là.

Modernisation des parcs & jardins haussmanniens

Pour commencer, il faut savoir qu’HAUSSMANN avait souhaité un gradient de nature des espaces verts à Paris, pour répondre à des usages & usagers différents :

- au cœur de la ville, les squares, petits & très urbains, notamment garnis de plantes exotiques et horticoles à haute dose ;
dans les arrondissements périphériques, des jardins plus amples et des parcs déjà moins horticoles, ou offrant un cœur de parc contenant plus d’indigène, comme dit plus haut ;

- extra muros, les 2 bois offrent plus de sauvagerie, tout en conservant des entrées et quelques secteurs très jardinés, exotiques & horticoles.

Plus les espaces verts sont excentrés, mieux ils supportent un switch de recomposition paysagère pour accueillir davantage d’espèces régionales et une gestion plus extensive.

Il reste un certain enjeu pour la biodiversité à Paris : la mutation des bassins et effets d’eau haussmanniens vers des éléments des trames verte et bleue plus favorables à la biodiversité.


V’ile Fertile : du maraîchage au Bois de Vincennes

Une association maraîchère participative loue à la ville de Paris un terrain de 600 m2 dans le bois de Vincennes. Graphiste, infirmier ou plombier, ils proposent leurs légumes en vente directe.

v'ile fertile à l'Ancien Jardin d'Agronomie Tropicale, Paris 12e arr.

Dans le cadre d’un appel à projet de la ville de Paris, l’association V’Ile Fertile s’est constituée en 2013 et a été dotée d’un terrain pendant au moins 3 ans pour créer une micro ferme bio-intensive valorisant les déchets organiques urbains.

La ferme a pour objectif de créer un cercle vertueux entre l’utilisation des déchets urbains (les invendus des marchés,  les déchets d’élagage,  le crottin des haras) et leur transformation en engrais organique, paillis (BRF) pour améliorer le sol et économiser l’eau et réalisation de couches chaudes pour hâter les cultures.

La ferme sera à la fois un lieu de production alimentaire et de pédagogie avec des ateliers pour les plus jeunes autour des questions autour de l’alimentation et de l’écologie.

plus sur > http://www.vilefertile.paris/

 


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