visite guidée des parcs, jardins et paysages de Paris


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Le parc de la Butte du Chapeau rouge : un beau parc Années 30

Beau jardin des années 30 sur l’emplacement des anciennes fortifications : architecture et symétrie typiques de cette époque.

Arbres et arbustes variés, essences en mélange ou en plantations homogènes sur les belvédères.

Nombreuses plantes vivaces et massifs d’annuelles très colorés en été. Premier jardin à avoir pratiqué le compostage pour recycler les « déchets verts » en améliorant le sol.


Le parc des Buttes-Chaumont : le chef-d’œuvre haussmannien

Le parc des Buttes-Chaumont : le chef-d’œuvre haussmannien dans 19e arr. 225392_214996051862089_834980_n-225x300

Historique détaillé de ce site exceptionnel, importance du relief naturel et des anciennes carrières pour la configuration dessinée sous le Second Empire.

Très beaux arbres centenaires, arbres et arbustes variés sur l’ensemble du parc.

Passage dans la grotte et sur les belvédères qui rythment le parc.

Problématiques dans un parc historique & solutions apportées par la Gestion différenciée.

Programme de restauration en cours.


LES JARDINS PASSAGERS (PARC DE LA VILLETTE, Paris 19e)

Au coeur du Parc de la Villette, les Jardins Passagers sont un jardin extraordinaire où l’on peut découvrir abeilles, fleurs, fruits et légumes des 4 coins de la planète.

Créés sur une friche industrielle occupée autrefois par l’ancienne halle aux moutons, les jardins passagers sont des jardins écologiques à vocation culturelle, pédagogique et sociale. Ils ont germé en 2001, dans le prolongement de l’exposition Le Jardin planétaire de Gilles Clément à la Villette.

Les jardins passagers proposent de sensibiliser petits et grands aux enjeux écologiques dans une démarche écoresponsable. Abritant une flore variée composée de légumes, de plantes sauvages, aromatiques et ornementales venues des cinq continents, ils sont composés de 17 jardinières géantes et de jardins d’observation : bosquet, friche, mare et jardin méditerranéen.

Les jardins passagers, îlots de nature au coeur de la ville, sont ouverts à la vie de quartier et constituent un lieu de rencontre et de transmission. Véritables jardins en mouvement, ils n’ont de cesse d’entretenir le dialogue avec le vivant à travers des cycles de jardinage, des parcours artistiques en lien avec la nature et de nombreux ateliers destinés à sensibiliser jeunes et moins jeunes, groupes et public familial aux questions écologiques. Des formations pour adultes sont également dispensées, afin de transmettre des techniques de jardinage alternatives et innovantes.

En 2010, les jardins passagers ont obtenu la labellisation EVE® « espaces verts écologiques » contrôlée par Ecocert, démontrant le sérieux et la justesse de leur positionnement et aménagement.

Adresse : 211 avenue Jean Jaurés, Paris 19e (M° Porte de Pantin)

Accès libre & gratuit (y compris la visite guidée) : samedis et dimanches de mai à septembre de 15h à 19h


LE PARC DES BUTTES CHAUMONT : LE BIJOU HAUSSMANNIEN

visite guidée : le mercredi 3 août 2011, à 14h30

Les marcheurs seront ravis d’arpenter son relief pentu : ce parc paysager, romantique en diable, est le plus escarpé et le plus grand des jardins publics de Paris. livré en 1867, il couvre presque 25 hectares.

Buttes Chaumont - image Paul-Robert TAKACS juin 2010

HISTORIQUE

Dès l’Antiquité, le sous-sol parisien était exploité pour ses carrières de gypse, qui donnèrent à la capitale son surnom de  » Lutèce la blanche  » : les Romains avaient découvert qu’il se transformait en plâtre une fois porté à une température de 120°C. Le creusement des carrières sur la butte commença après la Révolution, ce qui changea considérablement sa physionomie. Au XIXème siècle, la précieuse matière était acheminée jusqu’aux Etats-Unis, ce qui a valu au quartier son nom de  » quartier d’Amérique « . Elle s’élevait à une hauteur de 45 mètres et était divisée en trois galeries superposées d’environ 15 mètres de hauteur.

Ce n’était pas le seul attrait de la butte, puisqu’elle permettait aussi de se débarrasser des cadavres de chevaux. Cette décharge à ciel ouvert était tolérée, car elle se situait encore en-dehors des limites de la ville de Paris… A sa disparition, l’habitude restera d’y jeter toutes sortes d’ordures.

Les carrières furent exploitées jusqu’en 1860, date à laquelle Napoléon III décida de transformer la colline désolée en somptueux jardin. L’Etat acquit le terrain en 1863 et les premiers coups de pioche furent donnés en 1864. Trois ans furent nécessaires pour réaliser les travaux titanesques de terrassement et créer les aménagements paysagers qui agrémentent le parc. Cette prouesse a nécessité 1.000 ouvriers, une centaine de chevaux, 450 wagonnets sur 39 km de rails, 2 machines à vapeur, et… l’utilisation de dynamite pour faire sauter la roche ! 200.000 m3 de terre végétale et 800.000m3 de matériaux de terrassement furent utilisés.Le parc fut inauguré le 1er avril 1867, en même temps que l’Exposition Universelle du Champ-de-Mars. Assisté du jardinier BARILLET-DESCHAMPSBarillet- Deschamps, de l’architecte DAVIOUD, et de l’ingénieur BELGRAND, Jean-Charles ALPHAND métamorphosa les anciennes carrières, creusant un lac et une grotte ornée de fausses stalactites, faisant jaillir des cascades et des ruisseaux. DAVIOUD réalisa également une partie de la mairie du 19ème arrondissement (1869), située en face de l’entrée principale du parc.Le parc prit alors le nom de la butte,  » Chaumont  » venant, selon toute hypothèse, de la contraction des mots  » chauve  » (calvus en latin) et  » mont  » (mons en latin).

C’est un parc paysager  -une forme plus récente du jardin anglo-chinois-  pittoresque : il offre aux regards une juxtaposition de tableaux s’inspirant des paysages de FRAGONARD, et surtout d’Hubert ROBERT, peintre des jardins de Rome. Par les effets de surprise, de couleurs, et la disposition des végétaux, certains pourraient même y remarquer l’influence de Jean-Jacques Rousseau. Une île rocheuse se dresse au centre d’un lac, et dévoile un romantique petit temple de la Sybille, qui occupe l’emplacement exact de l’ancienne carrière à ciel ouvert, tandis que la grotte se situe à l’entrée d’une carrière souterraine.Le temple de la Sybille est une réplique du temple de Tivoli. Il est né du talent de l’architecte DAVIOUD en 1869, qui utilisa un style composite (ionique et corinthien : feuilles d’acanthes, fruits et têtes de lions), comportant 8 colonnes et un soubassement en pierre du Jura. Vous y accèderez par la  » passerelle suspendue  » faite en bois de chêne, qu’il ne faut pas confondre avec le pont en pierre dit des  » suicidés «   -et pour cause…

Il abrite de belles essences d’arbres exotiques et indigènes, qui s’accrochent aux flanc de la butte, tantôt sur un chemin, tantôt sur une pelouse à la pente vertigineuse. Au bord du lac, un sophora tord ses branches au-dessus du lac, irrésistiblement attiré par sa propre image reflétée ? Près de lui, un platane d’Orient planté en 1862, a dépassé les 6 mètres de circonférence. À dénicher aussi des féviers d’Amérique, des noisetiers de Byzance, les Ginkgos mâle et femelle, l’Orme de Sibérie, le cèdre du Liban planté en 1880…Une multitude d’oiseaux se partagent le territoire convoité de la butte : mouettes rieuses, poules d’eau, cygnes noirs, canards colverts, qui apprécient ses hauteurs et la fraîcheur du lac. De l’automne au printemps, vous remarquerez la bergeronnette des ruisseaux au plumage jaune et gris. Voletant et trottinant nerveusement pour capturer des insectes, elle agite sans cesse sa longue queue, ce qui lui a valu le surnom de hochequeue.    Cette promenade ravira les bons marcheurs qui pourront allier exercice physique et beauté paysagère !

QUELQUES CHIFFRES A COUPER LE SOUFFLE

247 316 m² = 25 hectares environ
12 hectares de pelouses
6 hectares de massifs de plantation
1 hectare d’enrochements
4,5 hectares de circulations
5,5 kilomètres de voies
2,2 kilomètres de chemins

La falaise
30 mètres de haut.
Accès par 2 ponts, l’un en maçonnerie (hauteur 22 mètres, portée 12 mètres), l’autre suspendu (portée 65 mètres).
Un escalier pratiqué à l’intérieur du rocher permet de descendre jusqu’au lac (173 marches) – actuellement fermé pour raisons de sécurité.

Le lac
1,5 hectares de superficie
Alimenté par 2 ruisseaux

La grotte
14 mètres de large.
20 mètres de haut.
Décorée de stalactites dont les plus grandes atteignent 8 mètres.

Les plantations
Paysage de falaises et de rocailles planté d’essences diverses et rares pour l’époque.

L’architecture
6 pavillons aux entrées principales
3 restaurants

La grille

2.475 mètres de long

14.212 barreaux

6 grands portails

A NE PAS MANQUER

La falaise et le temple de la Sybille, la grotte, le platane d’orient et les arbres remarquables, le lac, les ponts.

Je n’ai pas encore goûté le café servi dans la brasserie qui a rouvert…

RENDEZ-VOUS DES VISITES GUIDÉES

grille de la Place Armand-Carrel (M°Laumière puis 10 min. de marche)

TARIFS DES VISITES GUIDÉES / INDIVIDUELS

6 euros / 3 euros / gratuité : voir la page INFORMATIONS PRATIQUES du blog

 


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