visite guidée des parcs, jardins et paysages de Paris


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DITES QUEL DAHLIA VOUS PRÉFÉREZ : concours international du Dahlia au Parc Floral

Non, ce ne sont pas des plantes démodées ! En provenance de Hollande, France, Allemagne, Lettonie et Russie, ils sont plus beaux les uns que les autres et  -surtout-  intemporels.

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À vous d’élire vos 3 préférés, parmi les 72 variétés de dahlias. Un bulletin de vote est disponible à l’entrée des jardins de présentation des dahlias, en marge de la pinède.

Les résultats du critérium du public seront affichés à l’issue de ce concours international !! Les gagnants se verront offrir… des tubercules !! (Et dire qu’on avait commencé par les cultiver pour leur valeur alimentaire…)


L’ARBORETUM DU BREUIL

C’est en 1867, que l’École Municipale d’Arboriculture de Saint-Mandé fut créée, près de la Porte Dorée, sous l’impulsion du préfet HAUSSMANN. Elle sera transférée, en 1936, au Sud-Est du bois, et baptisée École Du Breuil, du nom de son premier directeur. Depuis 1998, l’Arboretum de l’École Du Breuil est l’un des 4 sites du Jardin Botanique de la Ville de Paris. Plus de 2.000 arbres de 800 essences différentes, encore jeunes, cohabitaient dans l’enceinte de ce musée vivant de l’arbre… avant la tempête, les sécheresses…qui ont donné un peu plus de place aux survivants ;-)

À l’entrée, les premiers arbres à fleurs caducs

Les Magnolia sont, d’après les registres fossiles, parmi les premiers arbres à fleurs caducs :

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les structures de la fleur (spiralée) et du fruit (polyfollicule) sont estimées comme ce qui se fait de plus archaïque.

Le centre de l’arboretum est dédié aux conifères

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Le Séquoia géant de Californie, Sequoiadendron giganteum (CUPRESSACÉES s.l., ex-TAXODIACÉES ) semble avoir perdu 50 % de ses moyens de hauteur en ayant traversé l’Atlantique.

L’arbre faiseur de veuves, Pinus coulteri (PINACÉES) a failli me tuer au début de cet été 2010 : ça s’est joué à 5 secondes d’intervalle que je ne me prenne sur la tête l’une de ses pommes :-(

En s’éloignant on évolue au milieu des chênes (Quercus) vert, tauzin, pédonculé…, du châtaignier (Castanea sativa) et des hêtres (Fagus), qui, ensemble, forment la fascinante famille des FAGACÉES : il semblerait qu’elle renonce en direct à former des fleurs voyantes, pour revenir à une pollinisation anémogame (par le vent) !Près du petit étang situé au point le plus bas, des Saules (Salix) : les animaux savent qu’il faut en manger des feuilles ou les écorcer, pour se faire passer la migraine : on extrayait des saules l’un des composants de l’aspirine  – autrement dit de l’acide acétyl-salicylique.Cercidiphyllum japonicum répand en automne, à la chute des feuilles exactement un invraisemblable parfum de caramel, d’où son nom d’arbre au caramel.

Lui fait face un gommier noir, Liquidambar styraciflua, dont les colorations automnales sont toujours en quadrichromie exceptionnelle : vert, jaune, orange et rouge !

Entre eux se dressent des bambous, des quasi-céréales géantes qui jouent aux arbres, sans toutefois s’épuiser comme eux à former du bois. Leur substance riche en silice leur confère la solidité de la fibre de verre !

Diversité des arbres et de leurs adaptations : à la sécheresse, aux lieux engorgés d’eau, à l’ombre que les grands font aux plus petits… 

Certains arbres sont adaptés au plein soleil, alors que d’autres ne peuvent vivre qu’à l’ombre protectrice de congénères ; certains détestent les sols trop humides, d’autres poussent carrément les pieds dans l’eau. Finalement, rares sont les passe-partout : à chaque milieu, ses adaptations.

Rendez-vous : à l’entrée de l’Arboretum

Accès : Route de la Pyramide – Bois de Vincennes (Paris 12e)
R.E.R. ligne A : Joinville-le-Pont puis 10 minutes de marche
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LE PARC DE BERCY (Paris 12e) : LE SOUVENIR DES ENTREPÔTS À VIN QUI ALIMENTAIENT TOUT PARIS

création : 1993 > 1997
conception : architectes : Bernard HUET, Madeleine FERRAND, Jean-Pierre FEUGAS, Bernard LEROY ; paysagistes : Ian LE CAISNE et Philippe RAGUIN

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C’est à l’époque romaine qu’on commença à planter des vignes à Lutèce : au 13ème siècle, Paris abritait donc l’un des plus grands vignobles d’Europe !

Sous Louis XIV, s’ouvrit à Bercy le premier entrepôt de vin, qui marqua le début de trois siècles d’activité ininterrompue.

Au 19e s., le négoce était florissant. À cette époque, Bercy était le plus grand centre mondial de négoce en vin et spiritueux ! Les marchands de vin étaient appâtés par l’alliance de deux avantages : la proximité de la Capitale et l’absence de taxes, puisque le « cellier du monde » était situé en dehors des limites de Paris. Ils faisaient venir le vin par bateaux sur les quais de la Seine, et par wagon-citerne, depuis la gare de la Rapée aujourd’hui disparue. Les rues pavées dévoilent encore leurs rails qui permettaient la circulation des wagons-citernes.

Bercy était appelé le « joyeux Bercy », car le tout Paris populaire et mondain se pressait dans les guinguettes qui avaient investi les bords de Seine. Le vin, qui était bien moins cher qu’à Paris, coulait à flots au Rocher de Cancale, aux Marronniers et au Soleil d’Or. Les dimanches et les jours de fêtes, des attractions animaient son rivage. On y organisait des joutes, on y tirait des feux d’artifices…

C’était une vraie ville dans la ville. De nombreux métiers s’y côtoyaient : négociants, tonneliers, charretiers, pompiers, assistantes sociales… On pouvait aussi y croiser le « jaune d’œuf », surnom donné à l’homme qui était chargé de revendre les jaunes d’œufs dont les blancs étaient utilisés pour la clarification du vin.

Avant de cesser dans les années 1950, l’activité des entrepôts commença à décliner au 20e s., avec la destruction des fortifications de Thiers (1920-1929) qui fit disparaître une partie des entrepôts, le succès du chemin de fer et l’évolution des techniques de stockage. Mais les rue alentours résonnent encore du souvenir des anciens entrepôts : rue de Pommard, rue de Chablis, rue de Mâcon…

Plan de l'ancien village de Bercy

Plan de l'ancien village de Bercy

Trois anciens bâtiments vinicoles ont été conservés. Disséminés aux quatre coins du parc, ils entretiennent la mémoire du lieu tout en animant ses allées fleuries :

  • la Maison du Lac était l’ancien poste des gardes de l’entrepôt. Elle propose des expositions temporaires consacrées aux jardins, ainsi que des conférences-projections, de novembre à mars, sur des sujets touchant à l’art des jardins et aux plantes
  • la Maison du Jardinage, ancien bureau de perception des taxes, est aujourd’hui un lieu de conseil pour les néophytes et les amateurs de jardinage qui peuvent s’adresser à des spécialistes ou s’instruire dans la bibliothèque spécialisée. Elle présente des expositions temporaires, organise des cours de jardinage le samedi, et permet aux enfants de découvrir le monde du jardinage, dans le potager, les ateliers et la serre pédagogique
  • le Chai de Bercy, qui abritait une chaîne d’embouteillage, est un autre lieu d’expositions. Mais vous découvrirez aussi l’Orangerie, qui, lorsqu’elle n’accueille pas les végétaux du parc, présente elle aussi des expositions, du mois de mai au mois d’octobre.
  • Pour perpétuer le souvenir de ce passé vinicole, une vigne (400 ceps) a été plantée, qui donne lieu chaque année à des vendanges.

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    DE LA PLACE DE L’ÉTOILE AU CHÂTEAU DE VINCENNES EN PASSANT PAR L’ALLÉE ROYALE : un rapide aperçu de l’histoire du Bois de Vincennes

    Les rois de France, légendairement amateurs de chasses, s’intéressent au Bois de Vincennes à partir de Philippe Auguste (XIIe s.) : un manoir de chasse est construit sur le périmètre de ce qui va devenir le vaste château que l’on connaît.
    De ce manoir, il ne reste qu’une partie des fondations, côté Tour du Village, à l’opposé du bois. Bientôt il a fallu agrandir le manoir : les amateurs de chasses royales se font plus nombreux et les services se multiplient avec eux.

    Charles V décide de s’installer à Vincennes. Il fait mettre en chantier la Chapelle Royale, et construire en un temps record l’incroyable donjon (le plus haut, conservé de l’époque médiévale en Europe). Se mirant dans l’eau qui l’entoure, la Tour de tous les fiefs, superbe et imprenable, impose le respect aux agités des provinces. Le domaine du château est fortifié : il est ceint d’un mur, de douves en eau (à sec et en partie comblées aujourd’hui), et d’encore un mur, plus haut que le premier, avec des tours aux 4 angles et aussi à mi-longueur des murs. Seule la Tour du Village a conservé son allure et sa hauteur : toutes les autres seront arasées par Napoléon Ier pour des raisons défensives qui m’échappent. Derrière les murs, tout un village peut tenir le siège. Plusieurs sources sont captées et amenées au château. L’une d’entre elles arrive à un puits sous le Donjon exactement. Quand la ligne du métro ayant pour terminus Château de Vincennes a été construite, elle a coupé le parcours de cette source détournée : le terrain sous le donjon s’est desséché de manière différentielle : les fondations de la colonne unique qui porte tous les planchers et plafonds sur 5 étages, a commencé à s’afaisser, par comparaison aux fondations des murs du donjon, plus larges et distantes de l’arrivée de la source. Jusqu’au moment où les forces croissantes qu’elle distribuait l’ont fait éclater. Le donjon fut aussitôt fermé et bientôt mis en travaux. Il a été sauvé par un chantier de restauration titanesque et rouvrira cette année 2010 tous ses étages à la visite.

    Après Charles V, François Ier passera aussi sur le domaine et terminera la Chapelle, par égard dans le style où elle avait été commencée XXXannées plus tôt.

    Louis XIV passera bien du temps à Vincennes, avant de s’installer à Versailles, mis en chantier dès XXX, mais qui ne sera pas au moins un minimum habitable avant XXX. Louis XIV entrera dans le domaine avec sa jeune épouse, par la Porte Triomphale, ancienne Tour du Bois reprise et pour le moins écrêtée par son architecte, LE VAU. Celui-la même qui va remettre au goût du Roi, aujourd’hui dit classique mais tellement moderne à l’époque, toute la partie côté bois du quadrilatère du château. LE VAU va diminuer la hauteur de la muraille médiévale défensive donc opaque et surtout ajourer la hauteur du mur qu’il conserve ; insérer 2 pavillons classiques le Pavillon du Roi côté Ouest et le Pavillon de la Reine côté Est ; enfin, rajouter une galerie parallèle, garnie de statues, pour finir l’écrin qu’il a fait sur ordre de son Roi.

    La sortie du château côté bois, se prolonge à l’origine par l’allée royale. Cette continuité est hélas rompue depuis XXX par le Quartier Carnot, ensemble de bâtiments sans intérêt excessif, qui abritent la Garde Nationale. L’Allée Royale, restituée dans les années xxx, plantée de chaque côté de 2 rangées de platanes au lieu de chênes, offre une belle largeur. 1000 mètres après le Quartier Carnot, l’Allée arrive sur une place ronde, à partir de laquelle des parcelles triangulaires sont distribuées par des allées en étoile. Jusqu’au début de cette année encore, la place était plantée de charmille à hauteur d’homme, d’où on pouvait voir, au moment des chasses, dans quelle parcelle les rabatteurs resserraient le gibier.

    C’est cet ensemble château – Allée Royale – Place de l’Etoile qui est le plus caractéristique d’un parc de chasse royal classique.

    Le bois sera assez fortement remanié par l’équipe haussmannienne, pour l’amener dans le goût de l’époque : paysagé à l’anglaise.

    A ne pas rater : le château, le donjon ; dans le bois, la Butte aux Canons, donnant une belle vue sur le château avec sa chapelle et plus largement sur l’Est parisien


    JARDINS BOTANIQUES À PARIS

    LE PLUS VÉNÉRABLE : LE JARDIN DES PLANTES

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    Le plus vieux et définitivement scientifique, l’ensemble du Jardin des Plantes (5e), géré par l’État, recèle des collections remarquables.

    À voir plus particulièrement :

    - les Serres : rouvertes depuis ce mois de juin 2010
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    - l’Ecole (Jardin) de Botanique : accès gratuit
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    - le Jardin Alpin : gratuit en semaine (accès par l’Ecole de Botanique) ; 1 euro le WE (accès côté Choiseul)
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    4 SITES POUR « LE » JARDIN BOTANIQUE DE LA VILLE DE PARIS

    Depuis 1998, 4 des plus de 400 espaces verts gérés par la Ville (comprendre : la Mairie) de Paris sont devenus « le » Jardin Botanique :

    du côté Bois de Boulogne (16e) :

    - le Jardin des Serres d’Auteuil (côté Porte d’Auteuil)
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    - les Jardins de Bagatelle
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    du côté du Bois de Vincennes (12e) :

    - le Parc Floral de Paris
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    - l’Arboretum de l’Ecole Du Breuil ; l’Ecole n’est désormais accessible que lors des visites guidées, lors de manifestations telles que les Journées de l’Ecole (en mai) ou lors de la Fête des Jardins (septembre).
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    Ces sites sont labellisés  » jardins botaniques de France et des pays francophones « .


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