visite guidée des parcs, jardins et paysages de Paris


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Liste des articles dans la catégorie 0A. ESPACES VERTS PARISIENS.

Le plateau et le lac de Gravelle (Bois de Vincennes)

Les aménagements d’Haussmann et d’Alphand, en vue de créer un parc paysager, imposaient la création de jeux d’eau dont le Bois de Vincennes était totalement dépourvu.
Ainsi Alphand dit : « Pour réaliser la transformation du bois de Vincennes la première chose qu’il fallait se procurer, c’était l’eau, qui manquait complètement dans l’ancienne forêt, plantée sur un sol sablonneux, très perméable ». Le plateau de Gravelle étant le point haut du bois, on y creusa en 1860 un lac servant de réservoir principal aux trois autres lacs (Saint Mandé, Daumesnil et les Minimes) lesquels étaient alimentés par un réseau de rivières artificielles.


Le Lac Daumesnil (Bois de Vincennes)

Le lac Daumesnil est situé au sud-ouest du bois de Vincennes.

Il présente une superficie d’eau de 12 hectares et possède deux îles distinctes, l’île de Reuilly et l’île de Bercy, reliées par des ponts.

L’île de Reuilly arbore une grotte et une cascade artificielles avec une rotonde romantique dues à l’architecte Gabriel Davioud qui n’est pas sans rappeler la copie du petit temple de Vesta du Parc de Buttes Chaumont.

Le lac Daumesnil fait partie du réseau hydraulique du bois de Vincennes.

De 1866 à 1974, c’est l’eau de la Marne qui l’alimente, à travers le réservoir de 28 000 m3 que constitue le lac de Gravelle qui est le lac le plus élevé des quatre présents dans le bois et était alimenté par la station de pompage hydraulique de Saint-Maur-des-Fossés située 40 mètres plus bas. Depuis 1974 et la construction de l’autoroute A4, il est alimenté par les eaux de la Seine.

L’émissaire du lac de Gravelle vers le lac Daumesnil est le ruisseau de Gravelle long de 6,7 km.

Près des berges du lac se trouvent la pagode de Vincennes et le temple bouddhiste tibétain de Kagyu-Dzong.

Le temple tibétain et la pagode du bois de Vincennes

Le Temple bouddhiste tibétain de Kagyu-Dzong inauguré le 27 janvier 1985 est construit dans l’enceinte de la Pagode du bois de Vincennes, siège de l’Institut International Bouddhique (fondé par Jean Sainteny) qui en assura la gestion.

Dans cette enceinte de 8000 m² située en bordure du lac Daumesnil dans le bois de Vincennes, se trouvaient déjà deux bâtiments d’une exceptionnelle qualité architecturale, vestiges de l’Exposition coloniale de 1931 :
- le plus important, ancien pavillon du Cameroun, a été restauré dès 1977 et transformé en Pagode destinée à l’exercice du culte.
- la restauration du second, ancien pavillon du Togo est prévue par la Ville de Paris ainsi que son aménagement intérieur en bibliothèque où seront réunis les textes les plus importants des diverses traditions bouddhiques.

C’est en 1980 que le Très Vénérable Kalou Rimpoché, qui venait de donner à la Pagode du bois de Vincennes, pour la première fois en Occident, la grande Initiation de Kalatchakra suivie par une très nombreuse assistance, rencontra Jean Ober, secrétaire général de l’Institut International Bouddhique qui souhaitait assurer les conditions d’une meilleure animation de cette enceinte. Ainsi naquit le projet du Temple tibétain : des plans établis par un architecte français M. Jean-Luc Massot sur les directives personnelles de Kalou Rimpoché. Ils reçurent l’approbation de la Mairie de Paris et furent présentés à l’Administration de l’Institut International Bouddhique. Le permis de construire était obtenu le 9 décembre 1982 par l’Association Kagyu Lama (association cultuelle type Loi 1905 présidée par Kalou Rimpoché) et la première pierre posée le 20 mars 1983. Les travaux ont duré moins de deux ans. Ils ont été réalisés par des entreprises privées et avec l’aide de nombreux bénévoles français ou étrangers.

La pagode de Vincennes est occupée par diverses obédiences des écoles bouddhiques de la région parisienne et n’a aucun religieux à sa tête. La pagode est un lieu de culte commun ; elle abrite le plus grand Bouddha d’Europe qui est recouvert de feuilles d’or et mesure, avec son socle, plus de 9 mètres de haut. Des reliques du Bouddha historique provenant du Wat Saket de Bangkok ont été déposées à la Grande Pagode de Vincennes, qui devient ainsi le haut lieu spirituel du bouddhisme en Europe.Le 17 mai 2009, les reliques, des résidus de crémation de corps logés dans une bulle de verre enchâssée dans une sculpture dorée figurant une pagode, ont été portées par quatre hommes sur un palanquin rouge et doré pour entrer au temple. C’était un don de la Thaïlande à la France. Depuis, elles sont visibles sous la statue principale. Ces reliques ne sont pas destinées à rester indéfiniment sur place, il est possible qu’elles soient prêtées à d’autres pays dans le cadre d’un échange.


Le square Charles Péguy

Le square Charles Péguy (1989)

Son nom honore l’écrivain français Charles Péguy (1873-1914), officier de réserve, mort au champ d’honneur le 5 septembre 1914.
Ne pas rater l’extension qui longe la petite ceinture, en passant par la passerelle au-dessus de la rue de Rottembourg !


Le jardin de Reuilly

D’une superficie de 15.000 m² et construit sur le tracé de la Promenade Plantée, le jardin de Reuilly occupe l’emplacement de l’ancienne gare de Reuilly, ancienne zone de triage et de fret dans un quartier entièrement reconstruit entre 1987 et 1995.
Il héberge un immense cadran solaire horizontal, représentant un papillon ou une étoile tombée du ciel, portant les inscriptions suivantes : « Le temps passe, passe le bien » et « Le soleil luit pour tous ». Agrémenté d’une grotte, d’un escalier d’eau et d’aires de jeux où les structures à grimper se déclinent sur le thème ferroviaire, ce parc propose plusieurs jardins thématiques : jardin d’euphorbes et de sedums, jardin aquatique, jardin de fougères et de bambous. Des nus féminins ornent le chemin circulaire qui surplombe la pelouse centrale.


La promenade plantée / Coulée verte René Dumont

La promenade plantée (1987 – 2000), conçue par Philippe Mathieux et Jacques Vergely, suit exactement l’ancienne ligne de chemin de fer qui reliait la place de la Bastille à la Varenne-Saint-Maur.
Résultat d’une alliance réussie entre une végétation sauvage, qui envahissait les abords de la ligne de chemin de fer et un aménagement paysager plus moderne de 6,5 ha, cette coulée verte de 4 kilomètres permet de parcourir le 12ème arrondissement dans toute sa longueur, à l’abri des voitures.
Construit en 1988 pour l’essentiel sur les emprises de cette ligne de chemin de fer désaffectée depuis 1969, ce jardin est en partie suspendu au-dessus des voûtes et arcades du Viaduc des Arts surplombant l’avenue Daumesnil et ses immeubles haussmanniens.
Les architectes ont conservé l’essentiel des infrastructures existantes (ponts, tunnels, tranchées).


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