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Liste des articles dans la catégorie IIA. PROTECTION D’ESPACES.

SITES NATURA 2000 EN SEINE-SAINT-DENIS (93) : LES SEULS TERRITOIRES FRANçAIS SITUÉS EN MILIEU URBAIN

Localisés dans un territoire densément urbanisé et industrialisé, ils prennent en compte une dimension nouvelle : la biodiversité urbaine.

L’ensemble est constitué de 14 parcs et forêts et concerne 19 communes :

  • Parc départemental de la Courneuve
  • Parc départemental de l’Île-Saint-Denis
  • Parc départemental du Sausset
  • Bois de la Tussion
  • Parc départemental de la Fosse Maussoin, à Clichy-sous-Bois
  • Parc départemental Jean Moulin – les Guilands
  • Parc départemental de la Haute-Île, à Neuilly-sur-Marne
  • Promenade de la Dhuis
  • Plateau d’Avron
  • Parc des Beaumont, à Montreuil
  • Bois de Bernouille, à Coubron
  • Forêt de Bondy
  • Parc forestier de la Poudrerie nationale à Sevran-Livry
  • Le Bois des Ormes
  • Cet ensemble départemental constitue une Zone de protection spéciale depuis avril 2006. Il s’agit de la protection de 21 espèces d’oiseaux listées dans l’annexe I de la Directive oiseaux (c’est-à-dire les espèces les plus menacées d’extinction), qui fréquentent de façon plus ou moins régulière les parcs et forêt de la Seine-Saint-Denis. Parmi ces espèces menacées on peut signaler la présence des espèces suivantes :

  • Busard cendré (Circus pygargus), Gorge-bleue à miroir (Luscinia svecica) & Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) : espèces à étape migratoire ;
  • Busard Saint-Martin (Circus cyaneus) : espèces en hivernage ;
  • Butor étoilé (Botaurus stellaris) & Hibou des marais (Asio flammeus) : espèces à zone d’hivernage et étape migratoire ;
  • Blongios nain (Ixobrychus minutus), Bondrée apivore (Pernis apivorus) : espèces à zone de reproduction ;
  • Martin-pêcheur d’Europe (Alcedo atthis) Pic noir (Dryocopus martius) : espèces résidentes

  • GÉOGRAPHIE DES YVELINES (78)

    Les limites du département, purement historiques et administratives, ne correspondent à aucune limite naturelle, sauf, très partiellement, le cours de la Seine (avec le Val-d’Oise et les Hauts-de-Seine) et de l’Epte (avec l’Eure).
    Sa géographie se caractérise, comme celle des autres départements de la grande couronne parisienne, par l’importance de l’espace rural.

    Situation

    Le département des Yvelines, se situe au S.O. de l’ancienne Seine-et-Oise.
    Il fait la transition entre le centre de l’agglomération parisienne d’une part et la Normandie vers l’ouest et la région Centre vers le sud-ouest.

    Géologie

    Dans le sud des Yvelines, la plate-forme structurale du calcaire de Beauce (Stampien) domine la région de Rambouillet. Elle disparaît progressivement dans la partie nord, en ne se maintenant que sur les hauteurs (forêt de Marly et plateau des Alluets) et sous forme de buttes-témoins sur la rive nord de la Seine.
    Vers le nord, apparaît la surface structurale du calcaire grossier (Lutétien).
    Dans les zones de transition apparaissent les sables de Fontainebleau (Stampien).

    Ces couches ont subi le contrecoup des plissements alpins et formé un léger plissement d’axe SE-NO.

    Au quaternaire, lors des phases de glaciations, les méandres de la Seine ont érodé les alluvions anciennes, formant de hautes terrasses alluviales. Dans les Yvelines, c’est notamment le cas dans les boucles de Saint-Germain et de Moisson.

    Ressources du sous-sol

    Grâce à la variété des roches qui forment leur sous-sol, les Yvelines sont situées, notamment dans la vallée de la Seine, pour partie dans une zone de carrières : la toponymie en témoigne : Carrières-sur-Seine, Carrières-sous-Bois (hameau du Mesnil-le-Roi), Carrières-sous-Poissy… Dans les Yvelines, 100 communes sont concernées par ces carrières.

    Celles ci ont été creusées pour différents besoins :

    - pour l’agriculture : besoins liés à l’amendement des sols. On allait chercher en profondeur des matériaux absents en surface pour améliorer les terrains cultivés soit par un allègement des sols en y ajoutant du sable ou l’inverse avec l’alourdissement des terrains sableux avec des argiles ou des marnes pour retenir l’eau en surfaces.

    - pour l’industrie : d’importantes carrières de pierres calcaires et de marnes ont été exploitées à Guerville, Limay, Juziers, Guitrancourt… pour alimenter les cimenteries de Gargenville (toujours en exploitation par les ciments Calcia) et de Guerville (fermée). La carrière de Guitrancourt est toujours en activité. Des projets d’extension de cette exploitation dans le plateau du Vexin (communes de Sailly, Brueil-en-Vexin, Guitrancourt et Fontenay-Saint-Père), ont été étudiés, soulevant une forte opposition locale.
    Des carrières de craie (crayères) ont été exploitées jusqu’au milieu du XIXe siècle notamment à Bougival, Louveciennes et au Port-Marly. On en extrayait notamment le « blanc de Bougival », analogue au « blanc de Meudon », utilisé comme pigment en peinture.

    - pour la construction et les travaux publics : de nombreuses carrières de pierre à bâtir, creusées notamment dans le banc du calcaire grossier, ont été exploitées dans la vallée de la Seine et dans celle de la Mauldre, en particulier à Carrières-sur-Seine, Poissy, Carrières-sous-Poissy, Conflans-Sainte-Honorine. Ces carrières ont souvent été converties par la suite en champignonnières et sont aujourd’hui généralement fermées.
    Des carrières de pierres meulières ont été exploitées en divers points du territoire, notamment au lieu-dit « les Flambertins », dans la commune de Crespières, ou par exemple à la carrière des maréchaux située à Senlisse, fermée en 1930. Cette pierre, qui servait à l’origine à la fabrication de meules, a beaucoup servi pour la construction dans le première moitié du XXe siècle.
    Le gypse, servant à la production du plâtre, a été exploité dès le XVIIIe siècle dans le massif de l’Hautil, notamment à partir de Vaux-sur-Seine. Les carrières sont fermées mais le risque liées au fontis est toujours présent dans la forêt.
    Des sablières et gravières ont été nombreuses dans les couches alluviales du fond de la vallée de la Seine. Certaines sont encore en exploitation, notamment à Guernes. Les anciennes exploitations ont été comblées par des déchets inertes ou souvent conservées pour former des plans d’eau à divers usages (conservation de milieux aquatiques, bases de loisirs, ports de plaisance ou comme bassin d’aviron à Mantes-la-Jolie).
    L’argile a également été exploitée, notamment dans les glaisières de Limay. Dans tout le territoire les lieux-dit « glaisière » ou « glisière » sont très répandus, témoignant d’une exploitation ancienne de la terre glaise pour la fabrication de poteries, briques et tuiles.

    Stockages souterrains d’hydrocarbures

    Gaz de France exploite dans l’ouest des Yvelines deux sites de stockage de gaz naturel dans les couches profondes du sous-sol, à Beynes et Saint-Illiers-le-Bois. Ces stockages en nappe aquifère ont une capacité de 800 millions de m³ (Beynes profond), 473 (Beynes supérieur) et 1492 (Saint-Illiers-la-Ville).

    Un stockage souterrain de propane liquéfié (GPL) existait à Gargenville (communes de Gargenville, Porcheville et Issou). Exploité jusqu’en 2007 sous le nom de Géovexin par le groupe Total, ce stockage dans une cavité creusée dans la craie à 140 mètre de profondeur avait une capacité de 130 000 m³.

    Un relief peu accidenté

    Le relief des Yvelines est celui d’une plaine, découpée par des vallées relativement marquées, d’une altitude moyenne de 150 mètres environ. Son point culminant, 201 mètres, se situe dans le bois de Galluis à Lainville-en-Vexin, à l’extrême nord du département, dans la bordure sud du Vexin français. Une butte artificielle existe à Élancourt, à la cote 231. Son point le plus bas, 9 mètres, est à Limetz-Villez, point le plus à l’ouest du cours de la Seine, endroit où elle quitte les Yvelines pour entrer dans l’Eure.

    Hydrographie

    Le nord des Yvelines est traversé d’est en ouest par la Seine, dont la vallée est élargie par des méandres très marqués, dus à la très faible pente du cours du fleuve. Entre Carrières-sur-Seine et Limetz-Villez, la Seine s’étire sur environ cent kilomètres pour une distance à vol d’oiseau de cinquante kilomètres seulement. Son niveau dans le bief de Chatou est de 25 mètres et dans le bief de Méricourt de 12 mètres, soit une différence de 13 mètres et une pente moyenne d’environ 0,13 millimètre par mètre.

    Les méandres les plus marqués sont la boucle de Montesson, ancienne zone de cultures maraîchères très largement urbanisée, celle de Saint-Germain-en-Laye qui enserre la forêt du même nom et celle de Moisson à l’ouest entre Mantes-la-Jolie et Bonnières-sur-Seine.

    Dans son parcours yvelinois, le cours du fleuve est régulé par plusieurs barrages, situés à Chatou, Bougival, Andrésy et Méricourt.

    L’Oise qui se jette dans la Seine à Conflans-Sainte-Honorine parcourt seulement 2,5 kilomètres dans le département, entre les communes de Maurecourt et de Conflans-Sainte-Honorine.

    De nombreuses petites rivières, dont beaucoup prennent leur source dans le massif de Rambouillet, irriguent le département avant de rejoindre la Seine, directement ou non. Les principales sont :
    - au nord de la Seine (rive droite) : la Montcient et l’Aubette de Meulan (qui se rejoignent à Hardricourt juste avant de déboucher dans la Seine) et l’Epte (qui marque la limite avec le département de l’Eure) ;
    - au sud de la Seine (rive gauche) : la Bièvre, l’Orge, l’Yvette et la Rémarde (affluents de l’Orge) et la Mauldre, la Vaucouleurs, la Drouette et la Vesgre (affluents de l’Eure).

    Il existe relativement peu d’étendues d’eaux dormantes. Les principales sont l’étang de Saint-Quentin (250 hectares) et les étangs de Hollande, dans le secteur de Rambouillet, aménagés au XVIIe siècle pour contribuer à l’alimentation en eau du parc de Versailles.

    Le long de la Seine, de nombreux plans d’eaux ont été aménagés dans d’anciennes exploitations de sablières. On peut citer notamment l’étang de la Galliote à Carrières-sous-Poissy, l’étang du Rouillard à Verneuil-sur-Seine, le port de l’Îlon à Guernes, la base de loisirs de Moisson-Mousseaux.

    Climat

    Le climat des Yvelines est un climat tempéré, soumis aux influences océaniques vers l’ouest, et continentales vers l’est, atténuées toutefois par le réchauffement dû à l’agglomération parisienne.
    La température moyenne annuelle est de 10,7 °C (moyenne des trente dernières années).
    Il n’est pas très humide, avec une moyenne annuelle de précipitations de 600 mm.
    Les vents dominants de secteur ouest protègent relativement les Yvelines des pics de pollution venant du centre de l’agglomération parisienne.
    Des épisodes orageux sont assez fréquents en été.

    Des variations locales (microclimats) affectent en particulier les versants de la vallée de la Seine exposés au nord ou au sud.

    Les régions naturelles des Yvelines

    - Vexin français : quelques communes de la lisière nord du département, au nord de la Seine. Région de plateau vallonné avec des cultures, des prairies et des forêts.
    - Mantois (dans son acception la plus large, le Mantois englobe la vallée de la Seine aval, la plaine de Versailles et empiète sur le Vexin français et le Drouais)
    - Vallée de la Seine (Mantes-la-Jolie) (Seine-aval) de Triel à Bonnières. Sur des alluvions peu fertiles. Carrières pour le plâtre et le ciment. Grand axe de communication vers Rouen et Le Havre; 2 lignes de chemin de fer, l’autoroute de Normandie (A13) doublant la RN 13 et de nombreuses conduites (gazoducs et oléoducs). Vallée très industrialisée (Les Mureaux, Flins) et très urbanisée de Conflans-Sainte-Honorine à Mantes-la-Jolie
    - Vallée de la Seine (Saint-Germain-en-Laye) (Seine-amont), de Chatou à Poissy, très urbanisée, et industrialisée (Peugeot à Poissy) appelée aussi « Ceinture de Paris », quelques reliques des cultures maraîchères (Montesson, Achères) et fruitières (Chambourcy-Orgeval) et les 3.500 hectares de la forêt de Saint-Germain-en-Laye entourés de communes très résidentielles.
    - Plaine de Versailles : englobe l’agglomération de Versailles et les vallées de la Mauldre et du ru de Gally, ainsi que celle de la Vaucouleurs, jusqu’aux confins du Drouais. Agriculture sur les plateaux limoneux, surmontés de buttes de sable et de grès portant les forêts de Marly-le-Roi, des Alluets. Dans les nombreuses vallées alluviales, cultures fruitières et maraîchères. Très nombreuses résidences secondaires et lotissements résidentiels.
    - Drouais : lisière ouest du département autour de Bréval et Houdan
    - Yveline : sur un plateau calcaire non recouvert de limon, englobe les 30 000 hectares du massif forestier de Rambouillet et les communes avoisinantes
    - Beauce : concerne quelques communes de la pointe sud du département autour d’Ablis, c’est le domaine de la grande culture céréalière.
    - Hurepoix : concerne quelques communes de la lisière sud-est du département autour de Saint-Arnoult-en-Yvelines, très accidenté par de nombreuses vallées, avec des cultures et des forêts.

    Une occupation humaine contrastée

    À l’est, autour de Versailles, et au nord, le long de la Seine, Les Yvelines sont très fortement urbanisées et industrialisées, et se rattachent à l’agglomération parisienne.
    Le reste du département a conservé un caractère rural et agricole.
    Les Yvelines possèdent de vastes massifs boisés, dont le plus important est la forêt de Rambouillet.

    Espaces verts

    Deux parcs naturels régionaux se trouvent entièrement ou partiellement dans les Yvelines :
    - le parc naturel régional de la Haute-Vallée de Chevreuse (21 300 ha)
    - une partie du parc naturel régional du Vexin Français (11 984 ha, soit 18,2 % de la superficie totale du parc).

    Forêts des Yvelines :
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    Les forêts des Yvelines couvrent 78 270 hectares (2005)[16], soit 33,9 % des espaces agricoles et naturels et 27,1 % de la superficie totale. Ce taux de boisement, proche du taux national, 28,2 %, en fait le département le plus boisé de l’Île-de-France.
    - les forêts domaniales, anciens domaines de chasse royaux, aujourd’hui propriétés de l’État, parmi lesquelles les plus grandes sont les forêts de Rambouillet (14550 ha), de Saint-Germain-en-Laye (3352 ha) de Marly (1701 ha) et de Versailles (1052 ha) représentent environ 24 000 hectares.
    - les forêts régionales comprennent notamment la forêt de Rosny (1221 ha), de Moisson (328 ha) et celle de Verneuil (145 ha).
    - les forêts départementales, propriétés du conseil général, de plus petite taille, représentent environ 1 300 hectares, dont la plus grande est la forêt de Sainte-Apolline (278 ha).
    - les forêts privées sont majoritaire en superficie (environ 50 000 ha) mais sont très morcelées.

    Espaces écologiques remarquables :
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    Principales villes

    Préfecture et sous-préfectures : Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Mantes-la-Jolie, Rambouillet
    Autres villes importantes: Sartrouville, Poissy, Les Mureaux, Houilles, Conflans-Sainte-Honorine, Plaisir, Élancourt, Guyancourt, Montigny-le-Bretonneux, Trappes-en-Yvelines.

    Axes de communication

    Les grands axes de communication sont fortement polarisés sur Paris et soulignent le caractère récent du découpage départemental. On note leur orientation principalement E-O et l’absence d’axe N-S unifiant le territoire départemental.

    La vallée de la Seine, au nord du département concentre les principaux moyens de communication :
    - la Seine canalisée
    - l’autoroute de Normandie (gratuite jusqu’à Mantes-la-Jolie) et l’autoroute A14 (à péage) qui la rejoint à Orgeval
    - les deux lignes ferroviaires Paris-Saint-Lazare > Mantes-La-Jolie, de part et d’autre de la Seine.

    Le réseau d’oléoducs LHP (Le Havre-Paris), exploité par Trapil, suit le cours de la Seine et dessert notamment le site de Gargenville, d’où se détache une conduite à destination d’Orléans.

    La préfecture, Versailles, est au centre d’un nœud de communications à la fois routières et ferroviaires :
    - côté routes, on note les routes nationales n° 10 et 12, les autoroutes A13, A12 (dont le prolongement vers le sud est en cours d’études) et l’A86 en cours de réalisation entre Versailles et Rueil-Malmaison (tracé en tunnel à deux chaussées superposées).
    - côté ferroviaire, Versailles est reliée à Paris par trois lignes distinctes, ainsi qu’aux sous-préfectures de Rambouillet et Mantes-la-Jolie, en attendant la liaison vers Saint-Germain-en-Laye, grâce à la remise en service de la grande ceinture ouest envisagée à moyen terme.

    L’est du département, le plus urbanisé, est aussi le mieux desservi par le réseau de transport en commun de l’Île-de-France (à noter en particulier les branches du RER A aboutissant à Poissy et Saint-Germain-en-Laye, et du RER C à Versailles). La future ligne 6 du tramway d’Île-de-France aboutira à Viroflay.

    La pointe sud du département, aux confins de la Beauce est traversée par les autoroutes A10 et A11 et accueille dans le territoire de la commune de Saint-Arnoult-en-Yvelines l’une des plus importantes gares de péage de France.


    PARC DÉPARTEMENTAL DE L’ÎLE SAINT-GERMAIN À ISSY-LES-MOULINEAUX (92) : LA NATURE A REPRIS SES DROITS

    L’île Saint-Germain a une histoire parsemée de combats successifs contre une urbanisation et une industrialisation sauvages des lieux…

    UNE ANCIENNE FRICHE MILITAIRE

    L’île Saint-Germain est avant tout une terre agricole.

    La construction du Comptoir central de Crédit Bonnard et Cie, puis du Pavillon de l’agriculture pour l’Exposition universelle de 1867 amorcèrent la transformation du site.

    Pendant ce temps, l’île Seguin voisine accueillait avec les usines Renault un hôte important : les ouvriers affluent et trouvent à loger sur l’île Saint-Germain.

    Cet hôte se révèle même un peu dangereux puisque le site subit en 1942 les dommages collatéraux d’un bombardement visant l’usine.

    L’année 1964 a failli sonner le glas de ce site déjà fortement altéré. Le Schéma directeur d’aménagement de la région parisienne prévoyait la transformation de l’île Saint-Germain en zone portuaire, capable de stocker quantités de sable et de ciment. L’île ne devra son salut qu’à l’intervention ferme des élus de Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Meudon et du conseil général des Hauts-de-Seine.

    En 1973, étape préalable au commencement des travaux, un syndicat mixte est constitué. 7 années plus tard, un parc de 12 hectares est inauguré.

    Ce chantier colossal aura nécessité de démolir pas moins de 35 bâtiments, d’acheminer 45 000 m3 de terre végétale, de planter 1 500 arbres et 3 500 arbustes.

    Ce parc a été réaménagé dans les années 1990, au moment de la prise de conscience d’un environnement à préserver : 8 hectares supplémentaires ont été aménagés, notamment entre 1993 et 1996.

    La démarche est également passée par l’inventaire et l’étude des arbres et plantes spontanés qui paraissaient pourtant dépourvus d’intérêt. Une végétation digne d’être prise en compte, valorisée et développée a ainsi pu être répertoriée.

    La mise en valeur de cette friche militaire est passé par un projet de préverdissement. Le projet paysager proposé en 1995 par Yves DESHAYES s’inscrit alors dans les nouvelles orientations environnementales du Conseil général qui prône la création de nouveaux parcs valorisant la flore et la faune spontanées. Le paysagiste, profitant des valeurs du patrimoine végétal présent sur l’île, invente alors le concept des « jardins imprévus » dont les principes sont de préserver la flore spontanée en place et de favoriser son épanouissement par l’application d’une gestion plus respectueuse de l’environnement selon les pratiques de la gestion différenciée.

    A l’île Saint-Germain, les aménagements, créés autour d’espaces clos ou ouverts, s’appuient sur le développement de la végétation existante, valorisent l’apparition d’espèces végétales spontanées et encouragent la colonisation d’une faune très diversifiée sur les berges et dans les espaces isolés.

    Ce retour à la nature, passant par la valorisation de la friche, n’est pas sans rappeler le concept du « jardin en mouvement » du paysagiste contemporain Gilles CLÉMENT, pratique où le jardinier ne contrarie plus le mouvement naturel des plantes vagabondes, mais au contraire l’épouse.

    Plus encore, les jardiniers de l’île Saint-Germain poussent les limites de ces expériences et font des « jardins imprévus » un projet singulier où, au-delà de la mouvance de la gestion différenciée, le jardin est au plus près de la nature, évolutif et durable. Car si la valeur esthétique du jardin, de sa composition, de sa structure interne a une importance incontestable, le travail de création est d’abord considéré dans un respect obstiné des écosystèmes où le jardinier est amené à intervenir avec parcimonie. Ce dernier doit renoncer à l’emploi des engrais, à l’application de divers produits chimiques et aux techniques d’arrosage traditionnelles.

    Cette orientation devrait être renforcée à l’avenir par la création d’une « Réserve naturelle départementale » faisant l’objet d’un suivi scientifique rigoureux. Déjà, quelques actions ont engendré une évolution en ce sens : la réalisation d’une mare entraînant le développement d’un biotope des milieux humides, et la culture des plantes messicoles (plantes des « moissons ») ressuscitant avec bonheur les bleuets et coquelicots disparus de nos paysages.

    LE PARC

    le jardin de lavandes
    Le jardin de lavandes a l’accent du sud : il accueille toutes sortes de plantes méditerranéennes préférant les milieux secs, comme les lavandes, les sauges, les sarriettes.

    les jardins imprévus
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    Une balade dans les jardins imprévus fleure bon les vacances à la campagne : seul le chant des oiseaux a licence pour perturber le calme ambiant. Les vélos, aires de jeux ou de pique-nique, ainsi que les compagnons canins sont tenus éloignés de cet espace sensible afin d’en préserver la tranquillité. Tout passe, tout change, et les espèces évoluent librement au gré des saisons et au fil des ans. Grenouilles, tritons et es canards colverts se partagent les mares de ces jardins, tandis que les abeilles survolent paisiblement les lieux et effectuent d’incessants allers-retours jusqu’à leurs ruches.
    Le belvédère offre la meilleure vue sur cette partie du site. Du haut de ce petit promontoire naturel, on peut observer et admirer les jardins imprévus dans leur globalité. En contrebas, un banc invite au repos et à la contemplation.

    les jardins clos
    Les jardins clos effectuent la transition entre les jardins imprévus et le parc. Quatre auvents protègent l’entrée du lieu. Semblable à la coursive d’un monastère, une allée ombragée longe les côtés de ce jardin rectangulaire et relie différents patios.
    Les végétaux à caractère horticole se mêlent dans une réalisation qui recherche les harmonies de forme, de couleur, de volume et de hauteur.

    le jardin des messicoles
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    Le jardin des messicoles invite à découvrir des plantes sauvages un peu particulières. Les botanistes les appellent scientifiquement plantes messicoles, c’est-à-dire « qui accompagnent les moissons ». Les agronomes les appellent professionnellement « plantes adventices des cultures ». Les âmes bohèmes les appellent poétiquement « fleurs des champs ». Les esprits bougons les appellent avec amertume « mauvaises herbes »…
    Les pratiques agricoles modernes menacent cette flore d’une grande diversité. Elle est, dans ce jardin, protégée et valorisée : le promeneur pourra ainsi redécouvrir la mielle des blés, le chrysanthème des moissons, le coquelicot, et de nombreuses autres espèces.

    le jardin antérieur
    Le jardin antérieur renoue avec l’histoire du site : au VIe siècle, l’île était propriété de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés. A cette époque, la tradition voulait que les moines cultivent des potagers et plantent dans chacun d’entre eux des figuiers. La jardin antérieur, potager et fruitier, reproduit cette tradition : figure aujourd’hui dans ce lieu protégé un figuier.

    le jardin des découvertes
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    Ce jardin composé d’une mare écologique (visiomare) et d’un potager biologique permet aux enfants et aux plus grands d’apprendre, ou simplement de réviser le nom des plantes et des animaux tout en s’amusant. Il est conçu comme un petit labyrinthe en forme de coquille d’escargot. Tout au long du parcours, des étiquettes sont placées comme autant de devinettes.

    CONCLUSION

    Depuis plus de vingt ans, le parc départemental de l’île Saint-Germain abrite des jardins variés et inattendus où poésie végétale, patrimoines naturel et historique s’entremêlent harmonieusement.
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    Plus encore aujourd’hui, il offre la vision d’une nature à la reconquête de son territoire où tout conduit à l’épanouissement d’une flore et d’une faune libres des contraintes urbaines pourtant si proches : à voir absolument !

    ACCÈS

    170, quai de Stalingrad
    92130 Issy-les-Moulineaux

    RENSEIGNEMENTS

    animations, point informations et Halle : 01 55 95 80 70


    ESPACES VERTS DU DÉPARTEMENT DES YVELINES (78)

    Parcs naturels régionaux

    - Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse
    - Parc naturel régional du Vexin français

    Forêts domaniales (ONF)

    - Forêt de Rambouillet
    - Forêt de Saint-Germain-en-Laye
    - Forêt de Marly
    - Forêt de Dourdan
    - Forêt de Meudon
    - Forêt de Versailles
    - Forêt de Fausses-Reposes
    - Forêt de Port-Royal
    - Forêt de Bois-d’Arcy
    - Forêt de Beynes
    - Massif de l’Hautil
    - Forêt de Maurepas
    - Forêt de Louveciennes

    Forêts régionales (Agence des espaces verts)

    - Forêt de Rosny
    - Forêt de Verneuil-sur-Seine
    - Domaine de Port-Royal-des-Champs
    - Plaine du Bout du Monde
    - Domaine de Flicourt
    - Domaine de la Cour Roland

    Forêts et parcs départementaux (Conseil général)

    - Forêt d’Abbécourt
    - Domaine de Beauplan
    - Bois de Chauveaux
    - Forêt des Flambertins
    - Bois des Gaules
    - Forêt de la Madeleine
    - Forêt de Méridon
    - Forêt des Grands Bois
    - Bois des Moussus
    - Forêt de Rolleboise
    - Forêt des Ronqueux
    - Forêt de Sainte-Apolline
    - Forêt des Tailles d’Herblay
    - Bois du Taillis
    - Forêt des Terriers
    - Forêt de la Vente
    - Bois de Villevert

    Parcs et jardins

    - Arboretum de Chèvreloup
    - Désert de Retz
    - Domaine national de Marly-le-Roi
    - Jardin Aigue-Flore
    - Jardin des Gogottes
    - Jardin Yili
    - Parc de Versailles
    - Parc Balbi
    - Parc Meissonier
    - Parc de l’Oseraie
    - Parc de Sautour
    - Parc des Sources de la Bièvre
    - Réserve zoologique de Sauvage


    PARC DE LIVRY À LIVRY-SUR-SEINE (77000) : UN NOUVEL ESPACE NATUREL SENSIBLE VIENT D’OUVRIR

    SEINE-ET-MARNE (77) > Livry-sur-Seine(77000) au sud de Melun

    plan de situation du Parc de Livry (-sur-Seine)

    Le site, en bord de Seine, comprend des parties boisées, des prairies, des étangs, une roselière, un embarcadère.

    Plus de 8 km de cheminements sont ouverts aux piétons, dont une boucle balisée de 3,5 km.

    Comptez au moins 2 heures de balade.

    UN ESPACE NATUEL SENSIBLE D’ENVIRON 175 HECTARES

    L’emprise, représentant une grande partie de l’ancien parc du château de Livry-sur-Seine (XVIIe s.), a été racheté en 2003 par le Conseil Général de Seine-et-Marne, pour plus de 960 000 €.

    Le Conseil Général l’a aménagé à partir de 2004, en accord avec les 2 communes concernées de Livry et Chartrettes.

    Un premier aménagement concerne le circuit central, en 2004.

    En 2009, une parcelle qui longe la Seine a été acquise pour compléter cet espace configuré en Espace Naturel Sensible (ENS). 300 000 € ont été investis pour réaliser les aménagements, de la fin de l’été 2008 au printemps 2009.

    Son intérêt écologique vient de ce qu’au XXe s., l’exploitation des alluvions avait fortement modifié le site dans sa frange Ouest, créant ainsi une grande variété de milieux dont plusieurs plans d’eau et des habitats pionniers :
    parcdelivry1.jpg

    Un observatoire à oiseaux en libre accès a été installé sur le plan d’eau.

    L’aménagement a été terminé à l’automne 2009.

    UN PARC OUVERT DEPUIS PEU

    L’inauguration en a été faite le 9 juin dernier, par M. EBLÉ, Président du Conseil Général de Seine et marne, a eu lieu le 9 juin 2010, en présence de Mme. GAGLIARDI, Maire de Chartrettes, et de M. LE MAOULT, Maire de Livry-sur-Seine.

    Le parc est désormais accessible au public, mais (attention !) il ne s’agit pas d’un parc de loisirs, mais d’une zone écologique. Une cinquantaine d’espèces de papillons de jour y ont été recensés. Les promeneurs trouveront aussi une dizaine d’espèces d’orchidées différentes et des mammifères et insectes intéressants. La cueillette (baies, champignons…) est réglementée mais pas interdite.

    Seuls les piétons et les cyclistes sont autorisés à s’y promener : un petit parking de vingt places est en cours d’aménagement du coté de Chartrettes.

    ACCÈS

    gare de Livry-sur-Seine, depuis Paris Gare de Lyon (direction Melun – Héricy – Montereau).


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