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Liste des articles dans la catégorie I. HISTOIRE DE L’ART DES JARDINS.

COURANCES : LE PARC DES EAUX

Le jardin d’eau est un thème récurrent dans tous les territoires saturés d’eau : en Vénétie au XVIe, ou dans les Pays-Bas au XVIIe, à Fontainebleau (François Ier) dans les années 1540.

XVIe SIÈCLE : NAISSANCE DU PARC DE COURANCES

En 1552, Cosme CAUSSE, seigneur de Marchaumont, secrétaire des Finances du roi Henri II, avait acheté un manoir (relativement modeste, a fortori en comparaison avec ce que deviendra le parc) presque sans jardin. Selon le motif du « pré en l’île », le bâtiment est installé sur deux plate-formes entourées de fossés en eau. Les fossés du château sont prolongés vers le village, d’un côté et de l’autre de l’Allée d’Honneur par ce que l’on appelle aujourd’hui les pièces d’eau des Platanes simples et celle des Platanes doubles (à l’origine, des tilleuls) :
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Le ton de Courances est donné : il sera aquatique.

Pour créer le parc, Cosme puis son fils Pierre, grand maître des Eaux et Forêts, vont faire l’acquisition de terrains supplémentaires. Leur surface doit notamment permettre de s’assurer la maîtrise de la rivière de l’École et de quelques-unes (une dizaine ?!) des quatorze sources (!) qui donnent son allure au lieu.

Sur cette nouvelle surface, ils vont créer :
- la Grotte ou Dôme (restauré en 2005) ;

- la Salle d’eau, bassin encadré par quatorze « gueulards » (cracheurs d’eau) de grès, disposés en vis-à-vis :
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On ne connaît pas d’équivalent à ce genre de bassins !

- et surtout le Grand Canal. Car Courances aura son Grand Canal avant que le roi n’aie le sien à Fontainebleau (1604) !
En 1550, Cosme CAUSSE avait fait creuser celui de sa propriété voisine de Fleury-en-Bière, sur 800 m : c’était le premier du genre à traverser un jardin français ! Mais le chantier (les difficultés techniques et le poids financier) de cette entreprise, ont rendu Cosme un peu plus raisonnable : le Grand Canal de Courances ne fera que 600 m…
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Alimenté par une dérivation de l’École, le Canal fait un pendant domestiqué à l’eau sauvage : l’impression est vibrante !

- c’est vraisemblablement à cette époque aussi, que furent établies trois marches d’eau très originales :
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Elles sont gardées par deux loups et par deux lions : les Nappes :
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XVIIe SIÈCLE : AGRANDISSEMENT ET EMBELLISSEMENT DU PARC

En 1622, le vieux château de Courances, bien délabré, a été vendu par François CAUSSE, le fils de Pierre, et acheté par Claude GALLARD, conseiller et secrétaire du roi Louis XIII, d’origine orléanaise, enrichi dans la gestion des biens séquestrés en justice.

Claude I GALLARD reconstruisit le château entre 1627 et 1630. Entouré de son fossé en eau, il comporte désormais un corps de logis rectangulaire flanqué de deux pavillons saillants ; le mur est composé de moellons crépis et enduits. Dès lors, le domaine de Courances prenait place parmi les grandes propriétés des Parisiens fortunés de la haute administration royale : l’exploitation agricole des terres passa au second plan, laissant la place à un programme d’embellissement et d’agrément.

En 1638, le fils, Claude II GALLARD, très fortuné, poursuivit les achats de terres et l’embellissement des jardins. Il épouse Anne VIALAR : c’est cette première « dame de Courances », sa première épouse, qui est représentée dans le tableau peint par BEAUBRUN, vers 1660 (accroché dans le terrible Salon du Billard), tenant un petit tableau qui représente le parc.

Il établit La Gerbe (bassin à 10 côtés auquel il manque aujourd’hui son jet d’eau central) et trace une allée allant jusqu’au Rond de Moigny.

Mais la charge financière se révèlera trop lourde pour les GALLARD. Courances fut saisi par leurs créanciers et vendu aux enchères en 1677.

Il ne quittera pourtant pas tout à fait la famille, car Galliot GALLARD, frère cadet de Claude II, rachètera le domaine.

Après lui, ce sera son fils, François Galliot GALLARD, qui héritera du domaine.

La structure générale mise en place à la fin du XVIe et dans la première moitié du XVIIe siècle n’a pas connu de profonds bouleversements.

DÉBUT XVIIIe : ACCENTUATION DE L’AXE ET DE LA SYMÉTRIE ET RENFORCEMENT DE LA PRÉSENCE DE L’EAU

Ces nouveaux choix esthétiques sont probablement pris en relation avec les idées dominantes alors en matière d’art des jardins telles qu’elles avaient été développées par Antoine-Joseph DÉZALLIER D’ARGENVILLE, le vulgarisateur de l’œuvre de LE NÔTRE au XVIIIe dans son traité La théorie et la pratique du jardinage.

François Galliot GALLARD eut une fille unique, Anne-Marguerite-Catherine GALLARD, qui épousa en 1708 Nicolas POTTIER DE NOVION.

Leur fils André hérita de Courances à la mort de son père en 1720, mais c’est sa mère, deuxième « dame de Courances », qui resta à la tête de la propriété, et y conduit les travaux, pendant cinquante années !

Elle s’employa à restaurer la domination féodale sur la seigneurie, réclama des droits anciens qui avaient été oubliés, restaura moulins et viviers et agrandit l’exploitation agricole.

Le Miroir, pièce d’eau rectangulaire spectaculaire (1 ha !), dans laquelle se reflète le château, a été creusé dans l’axe principal avant 1756 :
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Des vues sont dégagées : vers le nord (vers l’entrée) et vers le sud, en agrandissant l’écrin boisé destiné à accueillir le Miroir.

Le portail architecturé fermant la cour depuis 1642 a laissé sa place pour une grille implantée au-devant du pont dormant qui franchissait la douve. Plus rien n’empêchait le regard d’embrasser la magnifique allée d’arrivée, bordée de canaux, et sa quadruple rangée de tilleuls (hélas changés pour des platanes par la suite).

FIN DU XVIIIe SIECLE : UN PARC SUR LE DÉCLIN

En 1772, la petite-fille d’Anne GALLARD, Philippine, entra dans une très ancienne famille de la grande noblesse de robe parisienne en épousant Charles-Aymar DE NICOLAÏ, président de la Chambre des Comptes dit « le grand Nicolaÿ ». Courances devint leur lieu de villégiature.

À la suite de l’Angleterre, de grandes transformations devaient marquer l’art des jardins en France dans la seconde moitié du XVIIIème siècle : rejet de la régularité, volonté d’imiter la nature, recherche d’un pittoresque inspiré par la peinture de paysage.

Pour plus de pittoresque (?), inspiré par l’Angleterre, ou pour mettre à l’échelle ou pour une autre moins bonne raison, le marquis DE NICOLAŸ fit replanter en 1782 la grande Allée d’arrivée avec des platanes et installer des cultures vivrières au jardin anglais.

Dès le début de la Révolution, les NICOLAŸ émigrèrent en Italie. Mais ils revinrent en 1793 pour défendre la reine devant le tribunal révolutionnaire.

Le 7 juillet 1793, Charles-Aymar DE NICOLAÏ et son fils aîné furent guillotinés.

Courances sera mis sous scellés entre 1793 et 1798.

En 1798, le domaine sera restitué à Philippine-Léontine DE NICOLAŸ, qui mourut en 1820.

Son fils, Théodore DE NICOLAŸ (1782-1871), pair de France, s’employa à relever le domaine et à enrichir son patrimoine foncier.

C’est sans doute à cette époque que la Salle d’Eau fut transformée en lac paysager.

En 1830, l’attachement légitimiste (ainsi qu’un drame familial, le viol de ses deux petites filles) amena Théodore DE NICOLAÏ à s’exiler en Suisse, tout en conservant Courances jusqu’à sa mort à Genève en 1871. Mais il n’y revint plus jamais.

Le parc sera fermé, sauf une fois par an où les gens du voisinage venaient y chasser le corbeau. Le château restera à l’abandon pendant plus de 40 ans et finira par tomber en ruines : un arbre poussera à travers le plancher du salon, les toits s’écrouleront, les balustres s’effondreront. Voici l’ambiance (à quel point romancée ?) qu’en rend Anatole FRANCE dans son Crime de Sylvestre Bonnard (1881) :

Le lendemain, nous prîmes le café sur la terrasse, dont les balustres, embrassés et arrachés à leur rampe de pierre par un lierre vigoureux, restaient pris entre les noeuds de la plante lascive, dans l’attitude éperdue des femmes thessaliennes aux bras des centaures ravisseurs.
Le château avait, par suite de remaniements successifs, perdu tout caractère. C’était une ample et estimable bâtisse, rien de plus. Il ne me parut pas avoir épreouvé de notables dommages pendant un abandon de trente-deux années. Mais lorsque j’entrai dans le grand salon du rez-de-chaussée, je vis les planchers bombés, les plinthes pourries, les boiseries fendillées, les peintures des trumeaux tournées au noir et pendant aux trois quarts hors de leur chassis. Un marronnier, ayant soulevé les lames du parquet, avait grandi là et il tournait vers la fenêtre sans vitres les panaches de ses larges feuilles. Je ne vis pas ce spectacle sans inquiétude, en songeant que la riche bibliothèque de M. Honoré de Gabry, installée dans une pièce voisine, était exposée depuis longtemps à des influences délétères. Toutefois, en contemplant le jeune marronnier du salon, je ne pus m’empêcher d’admirer la vigueur magnifique de la nature et l’irrésistible force qui pousse tout germe à se développer dans la vie.

XIXe : REDRESSER LE PARC DÉLAISSÉ

En 1872, les héritiers d’Aymard DE NICOLAÏ mirent Courances en vente. C’est le baron Samuel DE ABER qui acheta le domaine. Le parc ressemblait probablement à un immense marécage quand il en fit l’acquisition. HABER va lui redonner vie !

Suivant les traces des ROTSCHILD, ce banquier s’installe à Paris au milieu du siècle. Financier de talent, HABER aidera aux négociations pour le règlement de la dette de guerre de 1870. Jouissant d’une fortune considérable, il la mit au service du gouvernement mais pas seulement.

Le mariage de sa fille unique avec le comte Octave DE BÉHAGUE, issu d’une famille d’origine ancienne, le rapprocha de la noblesse française et le fera adopter un mode de vie aristocratique -possible grâce à sa propriété à la campagne.

Afin que le château soit restauré, l’architecte familial des BÉHAGUE fut mandé à son chevet : Hippolyte DESTAILLEUR se trouva sous la double direction du baron et de son gendre pour ce chantier (qui sera son tour de chauffe avant celui de Vaux-le-Vicomte !) : le comte Octave DE BÉHAGUE souhaitait préserver l’aspect originel du bâtiment ; le baron DE HEBER voulait une copie de l’escalier en fer à cheval de Fontainebleau…

Tandis que l’architecte DESTAILLEUR restaurait le château, tout en lui conférant un nouvel « habillage » de briques Henri IV-Louis XIII, on réfléchit à la réhabilitation du parc.

Le plan de terrassement dressé par des ingénieurs, sous la direction de DESTAILLEUR, montre que le nouveau propriétaire fit procéder, avant tout autre chose, au curetage de l’ensemble des douves, des bassins et des canaux.

C’est alors, sans doute pour employer les boues récupérées, que furent comblés certains canaux comme ceux bordant l’Allée de Moigny.

On combla la douve séparant la plate-forme du château de celle du jardin ce qui permit de disposer d’un vaste espace pour mettre en place des grands tapis de broderie.

Le grand axe sera restitué, mais le reste du parc sera transformé en parc paysager.

Le système hydraulique du parc fut rénové.

On remania le Miroir et son pourtour (allées sablées, pièces de gazon, mosaïculture et statues).

On creusa un nouveau bassin aux contours chantournés, dit le Dauphin, dans l’axe du Miroir.

PREMIÈRES ANNÉES 1900 : RÉTABLISSEMENT DU PARC À LA FRANçAISE

Berthe (1868-1940) et Martine (1870-1939) DE BÉHAGUE étaient déjà orphelines lorsqu’elles héritèrent en 1892 de leur grand-père, exilé pour cause d’antisémitisme. Etant l’aînée, Berthe reçut la propriété de Courances.

Berthe et son mari, le comte Jean DE GANAY, s’impliquèrent beaucoup dans leur relation avec les paysagistes DUCHÊNE père et le fils, de 1899 à 1914, pour continuer à œuvrer en vue de l’embellissement du parc, en préférant toujours, semble-t-il, la simplicité et la sobriété. On note en effet la présence d’Henri DUCHÊNE à Courances entre 1899 et 1902. Mais c’est son fils Achille qui eut la tâche de mener à bien une nouvelle phase de restauration qui devait se poursuivre jusqu’au début de la Première Guerre mondiale.

DUCHÊNE est très attentif aux souhaits de simplicité et sobriété des propriétaires.

À l’Ouest / nord-ouest, la Salle d’eau devenue lac paysager qu’il fallait assainir, reprendra un état historique, à la française.

En 1906, DUCHÊNE commence à réfléchir aux transformations à apporter de l’autre côté, au sud-est, à l’emplacement de l’ancien « jardin anglais » des NICOLAŸ.
Il décide de créer de toutes pièces un dispositif d’une originalité totale mais en parfaite harmonie avec le reste des lieux :

- les quinconces de Marronniers ;

- la pièce d’eau du Fer à cheval :
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- la pièce d’eau de la Baigneuse en surplomb, ornée d’une statue en provenance du parc royal de Marly : la nymphe Aréthuse. Un moulage est venu remplacer l’original de Claude POIRIER (1656-1729), « Trésor national » trop fragile pour rester à l’extérieur (2004), acheté et abrité par le Louvre, en manque de statues pour compléter sa collection portant sur Marly :
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Le « coup de génie » d’Achille DUCHÊNE demeure l’idée d’unifier ses diverses interventions et les anciens aménagements en redistribuant les quatorze gueulards, ces têtes de monstres en pierre sculptée qui encadraient l’antique Salle d’eau. Ils crachent aujourd’hui un peu partout l’eau abondante des nombreuses sources de Courances.

En 1908 sont installées les belles broderies, si représentatives du « style DUCHÊNE » devant la grande façade du château, côté parc — celles en place aujourd’hui.
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Parallèlement à cette grande entreprise de restauration « à la française », Berthe DE GANAY, profitant d’une pièce d’eau un peu encaissée en contrebas du moulin de l’ancienne scierie, entreprenait (avant 1908) d’y créer un précieux jardin anglo-japonais. Le fouillis végétal vint dissimuler la régularité du bassin, une petite île permit de donner de la profondeur à cette création qui s’inscrivait dans la vogue du japonisme des années 1900 (voir les jardins Albert Kahn, Giverny ou Maulévrier). Un peu plus tard, Kathleen LLOYD JONES, une jardinière anglaise élève de Gertrude JEKYLL (l’« inventeuse » de la « mixed-border »), vint prêter mains fortes à la propriétaire pour enrichir cette libre évocation d’un jardin japonais :

La propriété est cédée à Martine DE BÉHAGUE en 1910. Martine DE BÉHAGUE demeure un nom illustre dans le monde des musées. Paris murmurait qu’elle achetait un objet par jour. Une visite au Louvre suffit à convaincre qu’aucun domaine ne lui échappait. Les deux cousines de WATTEAU côtoie une figurine en argent égyptienne, un moulin à café aux trois ors qu’utilisait la Pompadour ou un relief byzantin en stéatite. C’est elle qui a offert le cadre de la Joconde. Et elle encore qui sauva l’Hôtel de Sully, rue Saint-Antoine…

Martine DE BÉHAGUE restaura les lieux sans l’aide de grands noms de l’architecture ou du paysage et y séjourna jusqu’en 1927. C’est elle qui posa les fondations du fameux « Potager » dans l’enceinte du parc de Fleury – tout sauf un potager – avec son Jardin persan. (Elle utilisa le porphyre qu’elle avait fait venir de Syrie pour son théâtre privé à Paris, à l’époque le plus grand en Europe – la « Salle Byzantine » de l’actuelle ambassade de Roumanie.)

Une très grande partie du domaine fut probablement replantée en 1912.

LES RAVAGES DE LA GUERRE

Pendant la guerre de 14-18, Berthe DE GANAY accueille dans le château un hôpital militaire.

De 1940 à 1944, le parc et le château de Courances furent occupés par les Allemands. En partant, ils firent sauter un dépôt de munition qui se trouvait dans le parc…

De 1944 à 1946, les communs abritèrent un camp disciplinaire américain. Les châtelains étaient encore cantonnés à des quartiers restreints dans le château. Un deuxième dépôt de munitions explosa accidentellement en causant encore plus de dégâts. En 1948, l’architecte chargé de l’entretien du château chiffra à 88 millions la remise en état des lieux. L’Etat proposa une indemnité de 7,7 millions…

De 1949 à 1955, le maréchal MONTGOMERY, adjoint au commandant des troupes de l’OTAN, basé à Fontainebleau, s’installa à son tour dans les étages nobles. Il a laissé le mas qui arbore aujourd’hui les couleurs de la famille DE GANAY et (hélas) le très grand billard…

ENFIN PROTÉGÉ

En 1948, l’ensemble du domaine de Courances est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Entre 1948 et 1954, le marquis DE GANAY, Hubert, fils aîné de Berthe et filleul de Martine, avec son fils Jean-Louis (né en 1922), marié à Philippine DE NOAILLES (née en 1925) s’efforcent de faire disparaître les traces des occupations successives et retirent certains « ornements » ajoutés par l’architecte Destailleur au XIXe siècle (lucarnes, oeils-de-boeuf, cheminées, épis de faîtage).

En 1955, la famille DE GANAY reprend possession de l’ensemble du domaine de Courances.

Abandonné pendant la dernière guerre, le « Japonais » doit sa renaissance à Philippine DE GANAY, nièce de Charles DE NOAILLES et fille de Marie DE MOUCHY, tous deux illustres jardiniers, qui entreprit de nouvelles plantations en privilégiant les arbustes pour mieux jouer des formes et des textures.

En 1978, la vallée de l’École devient un site inscrit.

Alors que le parc l’était depuis la guerre, le château de Courances est ouvert au public en 1982.

En 1983, le domaine de Courances obtient le classement au titre des Monuments historiques.

Visite du château

- le grand vestibule du premier étage, avec une cheminée surmontée d’un médaillon représentant le profil de Louis XIV
- la salle du billard de MONTGOMERY, avec le portrait d’Anne GAILLARD par Beaubrun
- la salle à manger, où avait poussé un arbre dans la période d’abandon du château
- le bureau, avec une belle cheminée du XVIe ou XVIIe siècle
- la bibliothèque du baron HABER. Ensemble de tapisseries aux armoiries de Maximilien de Béthune, duc de Sully, représentant des singes caricaturant les humains.

Visite du Parc

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1- l’Allée d’Honneur, bordée de pièces d’eau dans le style du XVIe s. et de platanes, plantés en remplacement de tilleuls en 1782

2- le château (1628 ; remanié) ; aspect Louis XIII souligné par des briques (1872). L’escalier en fer à cheval a été copié sur celui de Fontainebleau.

3- le canal de la Foulerie (de chanvre) a été mis en place sans doute au début du XVIIe s. par les Clausse ou les Gallard.

4- le jardin japonais.

5- Pièce d’eau de la Baigneuse, le Fer à Cheval, le Quinconces de marronniers : création d’Achille Duchêne au début du XXe siècle.

6- le Miroir : seule création du XVIIIe s. ; broderies de buis de DUCHÊNE

7- le Grand-Canal était le second en France après Fleury-en-Bière : a inspiré celui de Fontainebleau. La Gerbe (avec un jet d’eau autrefois) est un bassin à dix côtés.

8- Les Nappes : XVIe s. Le bassin avec l’enfant à cheval sur un dauphin est l’oeuvre de l’architecte DESTAILLEUR. La Fontaine du Roy : on dit que Louis XIII, lorsqu’il séjournait à Fontainebleau, en faisait venir son eau.

9- Le Rond de Moigny avec une statue anonyme représentant Apollon vainqueur du serpent Python. A côté : une source.

Quelques regrets

- la quasi-totalité du mobilier inventorié a disparu entre 1944 et 1946, pendant la présence américaine, et apparemment pas à cause de l’explosion accidentelle… Et on aurait préféré que l’explosion affecte certaines pièces qui sont restées et bien restées : le très grand billard laissé par MONTGOMERY : on ne voit que lui. Or il n’est pas seulement très grand, mais surtout de trop, tout court.
- la décoration laisse à désirer par endroits. Dans la salle basse, des fleurs en plastique et quelques objets personnels ne donnent pas tant le sentiment qu’on est chez des Gens que celui qu’on est chez des gens.
- conclusion : on peut éviter la visite du château jusqu’à nouvel ordre

Du bonheur en barre

- la salle à manger
- la chapelle, avec des boiseries de 1626 et une Vierge en grès du XIVe siècle récupérée dans les ruines d’une chapelle de Templiers
- le parc et notamment une petite source cachée dans des frondaisons, à droite quand on revient du Rond de Moigny vers le château :
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- le café / pâtisserie pris près du jardin japonais
- conclusion: il peut être sympathique de prendre sa journée et de la laisser s’égrener lentement, après avoir pique-niqué sur place

COURANCES : TANT DE FOIS IMITÉ, JAMAIS ÉGALÉ

Suite à Courances, on a tracé des allées doublées de canaux en eau pour arriver aux châteaux de Coulommiers, Pont-sur-Yonne, Liancourt…
Ces tracés ont disparu : Courances est heureusement resté. Et forme sans doute le plus bel exemple conservé de ce style en France : assurément, et comme on le disait au XVIIIe s. :
Les parterres de Cély (-en-Bière)
Les bois de Fleury (-en-Bière)
Les eaux de Courances
Sont trois merveilles en France.

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Informations pratiques : http://www.courances.net

Domaine de Courances
Rue du Château
91490 COURANCES
Tél : 01 64 98 07 36 ou 06 87 46 78 72


DIMANCHE 20 MARS 2011, À 10h30 : VISITE GUIDÉE GRATUITE : LE JARDIN NATUREL (Paris 20e)

Au début du 18e siècle, le quartier n’était qu’un village entouré de champs et de vignobles…

mare du Jardin Naturel en avril - image Paul-Robert TAKACS

Un jardin « naturel » est livré fin 1996

• mars 1990 : éude de définition par les paysagistes Gilles CLÉMENT et Philippe NIEZ
• début 1993 : appel à candidatures
• 27 avril 1993 : la Ville de Paris désigne l’équipe Agnès BOCHET / Virginie FORMIGÉ et Sylvestre VOISIN lauréate de la consultation
• juin 1994 : début des travaux (consolidation du mur du Père Lachaise)
• septembre 1994 : début des travaux d’aménagement du jardin
• décembre 1995 : ouverture au public de la première tranche (aire de jeux pour les enfants)
• mai 1996 : achèvement des plantations et du jardin
• 22 septembre 1996 : ouverture au public

Sa vocation : sensibiliser à la biodiversité et à la fragilité des milieux naturels d’Île-de-France

Sur 6.500 m² sont présentées un peu plus de 200 espèces végétales d’Île-de-France (156 herbacées et 45 ligneux) répartis en :

• une friche urbaine
• une mare
• une prairie humide
• un sous-bois
• une pelouse calcaire sèche

Un jardin sauvageon, dont la gestion est écologique

• pas de traitements aux insecticides ni herbicides (des plantes envahissantes sont limitées à la main), pas d’engrais
• pas d’arrosage
• l’herbe est fauchée 2 fois par an
• les tailles sont limitées
• les feuilles mortes ne sont pas ramassées

Rendez-vous

entrée du Jardin Naturel

120, rue de la Réunion, Paris 20e

S’y rendre

M° Alexandre-Dumas + 10 min. de marche

Recommandations

prenez un appreil photo, une flore, vos aquarelles…


PARC ANDRÉ CITROËN (15e)

Le parc André-Citroën fait partie d’un ensemble architectural ultramoderne, qui a surgi de terre dans les années 1990.
C’est l’un des parcs majeurs réalisés en cette fin de siècle à Paris, avec le parc de la Villette, le parc de Bercy, le parc de Belleville et le parc Georges-Brassens.

Création : 1992

Superficie : 14 ha

HISTORIQUE

La vocation avant-gardiste de ce quartier a commencé dès 1777. Le petit port de pêche du nom de Javel, où venaient canoter les plaisanciers depuis le 15ème siècle, fut transformé par l’installation d’une manufacture de produits chimiques.

Le comte d’Artois, futur Charles X qui devait accéder au trône en 1824, y fit fabriquer la fameuse eau désinfectante qui pris le nom du village. La réussite du comte et de son eau de Javel attira de nombreux autres industriels, jusqu’à l’arrivée au début du 20ème siècle de l’usine de l’ingénieur André Citroën, en 1915.

André Citroën s’était spécialisé au départ dans la fabrication de munitions, face à la pénurie observée pendant la première guerre. Il fit rapidement fortune avec une production qui atteignait les 20 000 obus par jour. La paix revenue, il reconvertit l’usine et se lança dans la construction automobile. Alors qu’en 1919, 30 voitures sortaient chaque jour de ses chaînes de montage, 5 ans plus tard, elles en produisaient déjà 250. Son succès lui permit de s’agrandir et une usine flambant neuve de 55 000 m² fut édifiée. Elle fut le berceau des fameuses tractions avant et de la DS.

En 1958, le Conseil Municipal décida de donner le nom d’André-Citroën au quai de Javel. 14 ans plus tard, la dernière DS devait sortir des chaînes de montage. Les activités de l’usine furent transférées à Aulnay-Sous-Bois, seul le siège devait demeurer au quai André-Citroën, jusqu’au 6 octobre 1982, date à laquelle la totalité des activités des usines Citroën quittèrent ce lieu légendaire pour Neuilly-Sur-Seine.

C’est à l’emplacement des 24 hectares de l’usine Citroën que le parc fut inauguré en 1992. Il offre une très belle perspective sur la Seine et il est le seul, à ce jour, à être directement ouvert sur le fleuve. Une promenade le long de la Seine va bientôt voir le jour, entre le parc de Bercy et le parc André-Citroën et permettra ainsi de traverser la capitale sans quitter le rivage.

LE PARC

Cette œuvre futuriste, réalisée par les paysagistes et les architectes Alain Provost, Gilles Clément, Patrick Berger, Jean-Paul Viguier et François Jodry a nécessité l’apport de 43 000 m3 de terre lors de sa création. Aujourd’hui, les habitants du 15ème arrondissement bénéficient de 13m² d’espaces verts et de 5 arbres par habitant !

Il est divisé en 3 parties :

- le Jardin Blanc (1 hectare, entre la rue Saint-Charles et la rue Balard), dédié à la promenade et aux jeux, où des plantes vivaces à dominante blanche éclairent ce petit espace protégé de hauts murs;

- le Jardin Noir (2 hectares, entre la rue Saint-Charles et la rue Leblanc), à la végétation plus touffue, également clos et reconnaissable à ses gradins, qui vous mènent à une petite place entourée de soixante-quatre jets d’eau;

- un grand parc central (11 hectares), dont une large pelouse se couvre dès le printemps de centaines de Parisiens pressés de reprendre des couleurs; il décline ses multiples jeux d’eau jusqu’à la Seine où il finit sa course en pente douce.

Vous pourrez y observer de beaux spécimens d’arbres, dont le séquoia, originaire d’Amérique du Nord. Son aspect fibreux permettrait à certains de pratiquer la boxe, car il rebondit ! Le cyprès chauve mérite aussi toute votre attention. Sa particularité réside dans sa résistance exceptionnelle à l’élément aquatique. Il possède des pneumatophores, des racines creuses qui lui permettent de respirer sous l’eau ! Il fait le bonheur des menuisiers qui utilisent son bois pour réaliser des meubles.

Le parc est rythmé par des jeux d’eau remarquables.

2 serres monumentales de 15 mètres de haut sont situées en face du parc central. L’une a vocation d’orangerie d’octobre à avril, l’autre abrite des plantes de climat méditerranéen des zones australes. L’orangerie abrite régulièrement de belles expositions.

De magnifiques magnolias apportent un peu d’ombre à cet espace dégagé, le long des serres, qui projettent inexorablement les rayons du soleil sur les promeneurs.

Six petites serres, situées au-dessus des Jardins Sériels, au Nord-Est du parc, répondent aux six jardins sériels, dont les couleurs sont associées à un métal, à une planète, à un jour de la semaine, à un état de l’eau, mais aussi à un sens :
- le jardin bleu = le cuivre, Vénus, vendredi, la pluie et l’odorat;
- le jardin vert = l’étain, Jupiter, jeudi, la source et l’oui;
- le jardin orange = le mercure, Mercure, mercredi, le ruisseau et le toucher;
- le jardin rouge = le fer, Mars, mardi, la cascade et le goût;
- le jardin argent = l’argent, la Lune, lundi, la rivière et la vue;
- le jardin doré = l’or, le Soleil, dimanche, l’évaporation et le 6ème sens.

Le Jardin des Métamorphoses évoque la  » transmutation alchimique de l’or et du plomb « .

Le Jardin en Mouvement est une friche jardinée où des fusains, des rosiers, des parrotias se mêlent à ce que l’on appellerait ailleurs des mauvaises herbes (coquelicots, compagnons rouges, digitales, chardons d’arabie…) qui se ressèment pour fleurir dans d’autres endroits du parc, les années suivantes, d’où ce terme de jardin en mouvement. Cette partie contraste avec l’ordre végétal qui règne dans l’ensemble du parc. Vous y verrez la balsamine, appelée aussi impatiente, car lorsque l’on touche ses petites capsules arrivées à maturité, elles éclatent.

Amusez-vous à repérer la corneille noire. Elle aime les vastes étendues et vous l’apercevrez sûrement sur la pelouse centrale. C’est le plus gros oiseau nicheur parisien, avec une envergure qui peut atteindre 1 mètre. Omnivore, il consomme tout ce qui lui tombe sous le bec : fruits, insectes, œufs, oiseaux, vivants ou morts… C’est l’oiseau qui aurait servi à illustrer la fable de La Fontaine du Corbeau et du Renard.

ACCÈS

plusieurs entrées piétons : Quai André-Citroën, rue Leblanc, rue Saint-Charles, rue de la Montagne-de-la-Fage

plusieurs métros : Lourmel, place Balard

RER André Citroën ou bd Victor

À NE PAS MANQUER

- faites une ascension en ballon captif : n’oubliez pas votre appareil photo. À éviter si vous avez le mal de l’air : vous seriez à 150m de hauteur…
- suivez absolument et plus que jamais une visite guidée : la conception est très savante, utilise de nombreuses références et source d’inspiration ; et la palette végétale est très vaste.


LE JARDIN ATLANTIQUE : un avant-goût d’océan

jardinatlantique.jpg

concepteurs : François BRUN & Michel PÉNA

date de création : 1994

surface : 34 200 m² 

Réalisé sur une dalle de béton soutenue par douze piles d’arches en Y, le jardin est suspendu au-dessus de la gare Montparnasse. Entre le toit de la gare et le plancher du jardin, divers autres services sont intercalés, dont des parkings, des services SNCF, des accès pour les voitures particulières, pour des taxis et pour la RATP.

Les contraintes techniques (accès à la gare, issues de secours, ventilation…) étaient énormes, limite dissuasives : 130 ouvertures, appelées « trémies », ont du être maintenues à travers la surface du jardin.

Lorsque l’épaisseur de terre n’était que de 20cm pour les pelouses, du polystyrène a été utilisé pour les surélever.

Les arbres ont été plantés dans les zones de 1,80 mètre d’épaisseur, un minimum vital pour assurer leur croissance.

 

Le jardin s’est inspiré de la géométrie régulière et dégagée des jardins à la française, au centre et à l’Ouest, et du relief accidenté des parcs paysagers anglais à la végétation plus touffue, à l’Est.

A l’Ouest du jardin, des tennis (dépendants d’un club sportif), une aire de musculation et deux tables de ping-pong symbolisent le soleil et l’énergie, tandis que l’Est symbolise l’ombre et la rêverie.  

Les enfants y trouveront une fantastique aire de jeux sur le thème de l’océan, le maître-mot du jardin :

  • des pins, avec leur feuillage persistant, donnent au jardin un aspect accueillant et rappellent le littoral ;
  • les plantes vivaces aux tons de blanc, mauve et bleu rappellent la couleur de l’azur et de l’océan ;
  • la pelouse centrale a une surface ondulée, qui suggère les vagues de l’océan ;
  • un double alignement d’arbres marque l’axe central du jardin : 2 essences dialoguent pour chaque face-à-face : elles sont chacune originaire d’un côté ou l’autre de l’Atlantique ;
  • en son centre, la fontaine de l’île des Hespérides, qui est dédiée au ciel, comporte un immense thermomètre, un pluviomètre, une girouette et un anémomètre, qui mesure la vitesse du vent venu du large… Un grand miroir capte les rayons du soleil et donne, par ses reflets dans un bassin latéral, des miroitements.

rendez-vous

terminus du bus 91, place des Cinq-Martyrs-du-Lycée-Buffon

y aller

bus 91 ; M°4,6, 12 ou 13 et 10-20 minutes de marche


PARC DES BUTTES CHAUMONT (Paris, 19e)

UN SEUL MOT D’ORDRE POUR SA RÉALISATION : « IL EST IMPORTANT DE RÊVER »

À L’ORIGINE : LE CHAUVE MONT

…qui, c’est bien connu, rime avec Rien de Bon. Pour preuve :
- le Mont est l’une des buttes-témoin du territoire parisien, mais, elle, sans eau. Pas d’eau : pas de cultures ;
- le sous-sol, fait d’un beau calcaire et de gypse, est miné en profondeur : le lieu est donc inconstructible.

UN PARI FOU

L’équipe haussmanienne doit réaliser, en lieu et place d’un espace iprobable, un vaste parc (presque 25 hectares) :
- public, ouvert à toutes les classes sociales et même aux ouvriers, tous les jours de l’année, gratuitement (c’est nouveau) ;
- pittoresque, où des écrans visuels (plantations, levées de terre…) empêchent de voir jusqu’à la dernière seconde une nouvelle vue remarquable ;
- garni de plantes rares qui, à cette époque, étaient encore l’apanage des classes aisées ;
- rappelant des passages de l’histoire de l’humanité (le temple de la Sybille rappelant l’Antiquité gréco-romaine) ;
- évoquant des paysages existants des provinces françaises (le gouffre de Padirac, l’aiguille d’Étretat…) ou de l’étranger (pavillons de garde à l’image des Palais des grands lacs italiens) ;
- le tout dans une ambiance montagnarde, rustique mais sophistiquée (vastes pelouses et prairies plus ou moins abruptes, ombragées par des bouquets d’arbres et arbustes ; pitons et enrochements, falaises…).

TOUT ÉTAIT PRÉVU POUR L’AGRÉMENT

- fleurs, dans les fameuses corbeilles, d’ailleurs avec leur marge d’osier tressé et leur anse à l’origine !
- guignol pour les petits
- brasseries pour les grands
- sans compter les bancs publics en enfilade, pour voir, pour regarder et (surtout) pour être regardé, pour être vu avec son dernier amant ou son dernier caniche en date : la vie sociale bat son plein.

MÊME PLUS EN RÊVE

- 30 kilogrammes de dynamite par jour la première année, pour soustraire du relief d’origine ce qu’on ne souhaitait pas conserver ;
- 1.000 ouvriers par jour, pendant 4 ans ;
- l’apport de millions de mètres cubes de terre végétale, essentiellement du Bois de Vincennes, via la Petite Ceinture, puis par des wagonets qu’on déplace sur des rails mobiles ;
- le pompage d’eau, prise dans le canal de l’Ourcq et déposée dans le réservoir de Botzaris, qui alimente le circuit d’eau du parc ;
- la plantation d’arbres déjà grands, amenés grâce à des engins qu’il a fallu imaginer et réaliser ;
- un budget de plusieurs centaines de millions de francs de l’époque, dont une grande partie provient de la vente des parcelles du pourtour du parc (constructible, lui !), en lotissements dont la plupart recevront de beaux immeubles d’habitation haussmaniens.

LA DATE D’OUVERTURE N’EST PAS UN HASARD

Le 1er avril 1867, soit le jour de l’inauguration de l’Exposition Universelle qui est donnée cette année-là à Paris, au Champ de Mars : le nouveau parc devait être la vitrine de la France et de la Ville de Paris en particulier. Et il le reste, vu le nombre de visiteurs chaque année, venant même de l’étranger.

ON NE POUVAIT ÊTRE PLUS MODERNE

Une personne s’est jetée ce jour là du Pont des Suicidés, ce qui a valu, dans la presse, le jugements sans appel « Monsieur Haussmann a fait un parc où il fait bon se suicider. »
(No comment…) Mais jugez-en plutôt par vous-même.

RENDEZ-VOUS

prochaine visite guidée : le mardi 20 juillet 2010 à 14h30

QUELQUES REGRETS

- la tempête de 1999 puis la canicule de 2003 ont fait des dégâts importants notamment sur les hauteurs. Il est prudent d’avoir remplacé les grands arbres (hêtres ?) abattus par des arbres à faible développement (Mûrier à papier ?) mais l’effet perd trop de son envergure ;
- le chemin de grotte en grotte, à travers la façade du rocher qui donne sur la Place Armand Carrell, est condamné ;
- plus généralement, le rocher est très très fissuré ;
- des réparations de fortune exécutées sur le rocher, par projection de ciment, donnent un effet épouvantable.

BONS POINTS

Le parc, fragile, bénéficie depuis quelques années d’un programme de restauration impressionnant :
- sur les constructions : restauration (avec plus ou moins d’excellence), des rustiquages ; stabilisation des pelouses par injection de ciment ; consolidation des pylônes du pont suspendu et réfection de son tablier et des peintures ;
- sur les plantations : un effort courageux est fait pour arracher des plantations parasites, afin de revenir aux perspectives d’origine.

RECOMMANDATIONS UTILES

- la visite du parc peut s’avérer physique, vu le dénivelé : n’y allez pas en chaussures à tallons ;
- fouillez aussi les endroits où la foule ne va pas : ils montrent une remarquable intelligence et une réelle sensibilité de la conception paysagère ;
- évitez les après-midis : profitez des lumières du matin ou du soir.


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