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Liste des articles dans la catégorie 0B. ESPACES VERTS EN ÎLE-DE-FRANCE EN DEHORS DE PARIS.

SITES NATURA 2000 EN SEINE-SAINT-DENIS (93) : LES SEULS TERRITOIRES FRANçAIS SITUÉS EN MILIEU URBAIN

Localisés dans un territoire densément urbanisé et industrialisé, ils prennent en compte une dimension nouvelle : la biodiversité urbaine.

L’ensemble est constitué de 14 parcs et forêts et concerne 19 communes :

  • Parc départemental de la Courneuve
  • Parc départemental de l’Île-Saint-Denis
  • Parc départemental du Sausset
  • Bois de la Tussion
  • Parc départemental de la Fosse Maussoin, à Clichy-sous-Bois
  • Parc départemental Jean Moulin – les Guilands
  • Parc départemental de la Haute-Île, à Neuilly-sur-Marne
  • Promenade de la Dhuis
  • Plateau d’Avron
  • Parc des Beaumont, à Montreuil
  • Bois de Bernouille, à Coubron
  • Forêt de Bondy
  • Parc forestier de la Poudrerie nationale à Sevran-Livry
  • Le Bois des Ormes
  • Cet ensemble départemental constitue une Zone de protection spéciale depuis avril 2006. Il s’agit de la protection de 21 espèces d’oiseaux listées dans l’annexe I de la Directive oiseaux (c’est-à-dire les espèces les plus menacées d’extinction), qui fréquentent de façon plus ou moins régulière les parcs et forêt de la Seine-Saint-Denis. Parmi ces espèces menacées on peut signaler la présence des espèces suivantes :

  • Busard cendré (Circus pygargus), Gorge-bleue à miroir (Luscinia svecica) & Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) : espèces à étape migratoire ;
  • Busard Saint-Martin (Circus cyaneus) : espèces en hivernage ;
  • Butor étoilé (Botaurus stellaris) & Hibou des marais (Asio flammeus) : espèces à zone d’hivernage et étape migratoire ;
  • Blongios nain (Ixobrychus minutus), Bondrée apivore (Pernis apivorus) : espèces à zone de reproduction ;
  • Martin-pêcheur d’Europe (Alcedo atthis) Pic noir (Dryocopus martius) : espèces résidentes

  • GÉOGRAPHIE DES YVELINES (78)

    Les limites du département, purement historiques et administratives, ne correspondent à aucune limite naturelle, sauf, très partiellement, le cours de la Seine (avec le Val-d’Oise et les Hauts-de-Seine) et de l’Epte (avec l’Eure).
    Sa géographie se caractérise, comme celle des autres départements de la grande couronne parisienne, par l’importance de l’espace rural.

    Situation

    Le département des Yvelines, se situe au S.O. de l’ancienne Seine-et-Oise.
    Il fait la transition entre le centre de l’agglomération parisienne d’une part et la Normandie vers l’ouest et la région Centre vers le sud-ouest.

    Géologie

    Dans le sud des Yvelines, la plate-forme structurale du calcaire de Beauce (Stampien) domine la région de Rambouillet. Elle disparaît progressivement dans la partie nord, en ne se maintenant que sur les hauteurs (forêt de Marly et plateau des Alluets) et sous forme de buttes-témoins sur la rive nord de la Seine.
    Vers le nord, apparaît la surface structurale du calcaire grossier (Lutétien).
    Dans les zones de transition apparaissent les sables de Fontainebleau (Stampien).

    Ces couches ont subi le contrecoup des plissements alpins et formé un léger plissement d’axe SE-NO.

    Au quaternaire, lors des phases de glaciations, les méandres de la Seine ont érodé les alluvions anciennes, formant de hautes terrasses alluviales. Dans les Yvelines, c’est notamment le cas dans les boucles de Saint-Germain et de Moisson.

    Ressources du sous-sol

    Grâce à la variété des roches qui forment leur sous-sol, les Yvelines sont situées, notamment dans la vallée de la Seine, pour partie dans une zone de carrières : la toponymie en témoigne : Carrières-sur-Seine, Carrières-sous-Bois (hameau du Mesnil-le-Roi), Carrières-sous-Poissy… Dans les Yvelines, 100 communes sont concernées par ces carrières.

    Celles ci ont été creusées pour différents besoins :

    - pour l’agriculture : besoins liés à l’amendement des sols. On allait chercher en profondeur des matériaux absents en surface pour améliorer les terrains cultivés soit par un allègement des sols en y ajoutant du sable ou l’inverse avec l’alourdissement des terrains sableux avec des argiles ou des marnes pour retenir l’eau en surfaces.

    - pour l’industrie : d’importantes carrières de pierres calcaires et de marnes ont été exploitées à Guerville, Limay, Juziers, Guitrancourt… pour alimenter les cimenteries de Gargenville (toujours en exploitation par les ciments Calcia) et de Guerville (fermée). La carrière de Guitrancourt est toujours en activité. Des projets d’extension de cette exploitation dans le plateau du Vexin (communes de Sailly, Brueil-en-Vexin, Guitrancourt et Fontenay-Saint-Père), ont été étudiés, soulevant une forte opposition locale.
    Des carrières de craie (crayères) ont été exploitées jusqu’au milieu du XIXe siècle notamment à Bougival, Louveciennes et au Port-Marly. On en extrayait notamment le « blanc de Bougival », analogue au « blanc de Meudon », utilisé comme pigment en peinture.

    - pour la construction et les travaux publics : de nombreuses carrières de pierre à bâtir, creusées notamment dans le banc du calcaire grossier, ont été exploitées dans la vallée de la Seine et dans celle de la Mauldre, en particulier à Carrières-sur-Seine, Poissy, Carrières-sous-Poissy, Conflans-Sainte-Honorine. Ces carrières ont souvent été converties par la suite en champignonnières et sont aujourd’hui généralement fermées.
    Des carrières de pierres meulières ont été exploitées en divers points du territoire, notamment au lieu-dit « les Flambertins », dans la commune de Crespières, ou par exemple à la carrière des maréchaux située à Senlisse, fermée en 1930. Cette pierre, qui servait à l’origine à la fabrication de meules, a beaucoup servi pour la construction dans le première moitié du XXe siècle.
    Le gypse, servant à la production du plâtre, a été exploité dès le XVIIIe siècle dans le massif de l’Hautil, notamment à partir de Vaux-sur-Seine. Les carrières sont fermées mais le risque liées au fontis est toujours présent dans la forêt.
    Des sablières et gravières ont été nombreuses dans les couches alluviales du fond de la vallée de la Seine. Certaines sont encore en exploitation, notamment à Guernes. Les anciennes exploitations ont été comblées par des déchets inertes ou souvent conservées pour former des plans d’eau à divers usages (conservation de milieux aquatiques, bases de loisirs, ports de plaisance ou comme bassin d’aviron à Mantes-la-Jolie).
    L’argile a également été exploitée, notamment dans les glaisières de Limay. Dans tout le territoire les lieux-dit « glaisière » ou « glisière » sont très répandus, témoignant d’une exploitation ancienne de la terre glaise pour la fabrication de poteries, briques et tuiles.

    Stockages souterrains d’hydrocarbures

    Gaz de France exploite dans l’ouest des Yvelines deux sites de stockage de gaz naturel dans les couches profondes du sous-sol, à Beynes et Saint-Illiers-le-Bois. Ces stockages en nappe aquifère ont une capacité de 800 millions de m³ (Beynes profond), 473 (Beynes supérieur) et 1492 (Saint-Illiers-la-Ville).

    Un stockage souterrain de propane liquéfié (GPL) existait à Gargenville (communes de Gargenville, Porcheville et Issou). Exploité jusqu’en 2007 sous le nom de Géovexin par le groupe Total, ce stockage dans une cavité creusée dans la craie à 140 mètre de profondeur avait une capacité de 130 000 m³.

    Un relief peu accidenté

    Le relief des Yvelines est celui d’une plaine, découpée par des vallées relativement marquées, d’une altitude moyenne de 150 mètres environ. Son point culminant, 201 mètres, se situe dans le bois de Galluis à Lainville-en-Vexin, à l’extrême nord du département, dans la bordure sud du Vexin français. Une butte artificielle existe à Élancourt, à la cote 231. Son point le plus bas, 9 mètres, est à Limetz-Villez, point le plus à l’ouest du cours de la Seine, endroit où elle quitte les Yvelines pour entrer dans l’Eure.

    Hydrographie

    Le nord des Yvelines est traversé d’est en ouest par la Seine, dont la vallée est élargie par des méandres très marqués, dus à la très faible pente du cours du fleuve. Entre Carrières-sur-Seine et Limetz-Villez, la Seine s’étire sur environ cent kilomètres pour une distance à vol d’oiseau de cinquante kilomètres seulement. Son niveau dans le bief de Chatou est de 25 mètres et dans le bief de Méricourt de 12 mètres, soit une différence de 13 mètres et une pente moyenne d’environ 0,13 millimètre par mètre.

    Les méandres les plus marqués sont la boucle de Montesson, ancienne zone de cultures maraîchères très largement urbanisée, celle de Saint-Germain-en-Laye qui enserre la forêt du même nom et celle de Moisson à l’ouest entre Mantes-la-Jolie et Bonnières-sur-Seine.

    Dans son parcours yvelinois, le cours du fleuve est régulé par plusieurs barrages, situés à Chatou, Bougival, Andrésy et Méricourt.

    L’Oise qui se jette dans la Seine à Conflans-Sainte-Honorine parcourt seulement 2,5 kilomètres dans le département, entre les communes de Maurecourt et de Conflans-Sainte-Honorine.

    De nombreuses petites rivières, dont beaucoup prennent leur source dans le massif de Rambouillet, irriguent le département avant de rejoindre la Seine, directement ou non. Les principales sont :
    - au nord de la Seine (rive droite) : la Montcient et l’Aubette de Meulan (qui se rejoignent à Hardricourt juste avant de déboucher dans la Seine) et l’Epte (qui marque la limite avec le département de l’Eure) ;
    - au sud de la Seine (rive gauche) : la Bièvre, l’Orge, l’Yvette et la Rémarde (affluents de l’Orge) et la Mauldre, la Vaucouleurs, la Drouette et la Vesgre (affluents de l’Eure).

    Il existe relativement peu d’étendues d’eaux dormantes. Les principales sont l’étang de Saint-Quentin (250 hectares) et les étangs de Hollande, dans le secteur de Rambouillet, aménagés au XVIIe siècle pour contribuer à l’alimentation en eau du parc de Versailles.

    Le long de la Seine, de nombreux plans d’eaux ont été aménagés dans d’anciennes exploitations de sablières. On peut citer notamment l’étang de la Galliote à Carrières-sous-Poissy, l’étang du Rouillard à Verneuil-sur-Seine, le port de l’Îlon à Guernes, la base de loisirs de Moisson-Mousseaux.

    Climat

    Le climat des Yvelines est un climat tempéré, soumis aux influences océaniques vers l’ouest, et continentales vers l’est, atténuées toutefois par le réchauffement dû à l’agglomération parisienne.
    La température moyenne annuelle est de 10,7 °C (moyenne des trente dernières années).
    Il n’est pas très humide, avec une moyenne annuelle de précipitations de 600 mm.
    Les vents dominants de secteur ouest protègent relativement les Yvelines des pics de pollution venant du centre de l’agglomération parisienne.
    Des épisodes orageux sont assez fréquents en été.

    Des variations locales (microclimats) affectent en particulier les versants de la vallée de la Seine exposés au nord ou au sud.

    Les régions naturelles des Yvelines

    - Vexin français : quelques communes de la lisière nord du département, au nord de la Seine. Région de plateau vallonné avec des cultures, des prairies et des forêts.
    - Mantois (dans son acception la plus large, le Mantois englobe la vallée de la Seine aval, la plaine de Versailles et empiète sur le Vexin français et le Drouais)
    - Vallée de la Seine (Mantes-la-Jolie) (Seine-aval) de Triel à Bonnières. Sur des alluvions peu fertiles. Carrières pour le plâtre et le ciment. Grand axe de communication vers Rouen et Le Havre; 2 lignes de chemin de fer, l’autoroute de Normandie (A13) doublant la RN 13 et de nombreuses conduites (gazoducs et oléoducs). Vallée très industrialisée (Les Mureaux, Flins) et très urbanisée de Conflans-Sainte-Honorine à Mantes-la-Jolie
    - Vallée de la Seine (Saint-Germain-en-Laye) (Seine-amont), de Chatou à Poissy, très urbanisée, et industrialisée (Peugeot à Poissy) appelée aussi « Ceinture de Paris », quelques reliques des cultures maraîchères (Montesson, Achères) et fruitières (Chambourcy-Orgeval) et les 3.500 hectares de la forêt de Saint-Germain-en-Laye entourés de communes très résidentielles.
    - Plaine de Versailles : englobe l’agglomération de Versailles et les vallées de la Mauldre et du ru de Gally, ainsi que celle de la Vaucouleurs, jusqu’aux confins du Drouais. Agriculture sur les plateaux limoneux, surmontés de buttes de sable et de grès portant les forêts de Marly-le-Roi, des Alluets. Dans les nombreuses vallées alluviales, cultures fruitières et maraîchères. Très nombreuses résidences secondaires et lotissements résidentiels.
    - Drouais : lisière ouest du département autour de Bréval et Houdan
    - Yveline : sur un plateau calcaire non recouvert de limon, englobe les 30 000 hectares du massif forestier de Rambouillet et les communes avoisinantes
    - Beauce : concerne quelques communes de la pointe sud du département autour d’Ablis, c’est le domaine de la grande culture céréalière.
    - Hurepoix : concerne quelques communes de la lisière sud-est du département autour de Saint-Arnoult-en-Yvelines, très accidenté par de nombreuses vallées, avec des cultures et des forêts.

    Une occupation humaine contrastée

    À l’est, autour de Versailles, et au nord, le long de la Seine, Les Yvelines sont très fortement urbanisées et industrialisées, et se rattachent à l’agglomération parisienne.
    Le reste du département a conservé un caractère rural et agricole.
    Les Yvelines possèdent de vastes massifs boisés, dont le plus important est la forêt de Rambouillet.

    Espaces verts

    Deux parcs naturels régionaux se trouvent entièrement ou partiellement dans les Yvelines :
    - le parc naturel régional de la Haute-Vallée de Chevreuse (21 300 ha)
    - une partie du parc naturel régional du Vexin Français (11 984 ha, soit 18,2 % de la superficie totale du parc).

    Forêts des Yvelines :
    514pxyvelinesforetscarte1svg.png
    Les forêts des Yvelines couvrent 78 270 hectares (2005)[16], soit 33,9 % des espaces agricoles et naturels et 27,1 % de la superficie totale. Ce taux de boisement, proche du taux national, 28,2 %, en fait le département le plus boisé de l’Île-de-France.
    - les forêts domaniales, anciens domaines de chasse royaux, aujourd’hui propriétés de l’État, parmi lesquelles les plus grandes sont les forêts de Rambouillet (14550 ha), de Saint-Germain-en-Laye (3352 ha) de Marly (1701 ha) et de Versailles (1052 ha) représentent environ 24 000 hectares.
    - les forêts régionales comprennent notamment la forêt de Rosny (1221 ha), de Moisson (328 ha) et celle de Verneuil (145 ha).
    - les forêts départementales, propriétés du conseil général, de plus petite taille, représentent environ 1 300 hectares, dont la plus grande est la forêt de Sainte-Apolline (278 ha).
    - les forêts privées sont majoritaire en superficie (environ 50 000 ha) mais sont très morcelées.

    Espaces écologiques remarquables :
    natura2000yvelines200906.jpg

    Principales villes

    Préfecture et sous-préfectures : Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Mantes-la-Jolie, Rambouillet
    Autres villes importantes: Sartrouville, Poissy, Les Mureaux, Houilles, Conflans-Sainte-Honorine, Plaisir, Élancourt, Guyancourt, Montigny-le-Bretonneux, Trappes-en-Yvelines.

    Axes de communication

    Les grands axes de communication sont fortement polarisés sur Paris et soulignent le caractère récent du découpage départemental. On note leur orientation principalement E-O et l’absence d’axe N-S unifiant le territoire départemental.

    La vallée de la Seine, au nord du département concentre les principaux moyens de communication :
    - la Seine canalisée
    - l’autoroute de Normandie (gratuite jusqu’à Mantes-la-Jolie) et l’autoroute A14 (à péage) qui la rejoint à Orgeval
    - les deux lignes ferroviaires Paris-Saint-Lazare > Mantes-La-Jolie, de part et d’autre de la Seine.

    Le réseau d’oléoducs LHP (Le Havre-Paris), exploité par Trapil, suit le cours de la Seine et dessert notamment le site de Gargenville, d’où se détache une conduite à destination d’Orléans.

    La préfecture, Versailles, est au centre d’un nœud de communications à la fois routières et ferroviaires :
    - côté routes, on note les routes nationales n° 10 et 12, les autoroutes A13, A12 (dont le prolongement vers le sud est en cours d’études) et l’A86 en cours de réalisation entre Versailles et Rueil-Malmaison (tracé en tunnel à deux chaussées superposées).
    - côté ferroviaire, Versailles est reliée à Paris par trois lignes distinctes, ainsi qu’aux sous-préfectures de Rambouillet et Mantes-la-Jolie, en attendant la liaison vers Saint-Germain-en-Laye, grâce à la remise en service de la grande ceinture ouest envisagée à moyen terme.

    L’est du département, le plus urbanisé, est aussi le mieux desservi par le réseau de transport en commun de l’Île-de-France (à noter en particulier les branches du RER A aboutissant à Poissy et Saint-Germain-en-Laye, et du RER C à Versailles). La future ligne 6 du tramway d’Île-de-France aboutira à Viroflay.

    La pointe sud du département, aux confins de la Beauce est traversée par les autoroutes A10 et A11 et accueille dans le territoire de la commune de Saint-Arnoult-en-Yvelines l’une des plus importantes gares de péage de France.


    LA FORÊT DE FONTAINEBLEAU (77000)

    SEINE-ET-MARNE > à 60 km au sud-est de Paris

    Elle constitue, avec les forêts domaniales des Trois Pignons et de la Commanderie, le massif forestier de Fontainebleau qui s’étend de Melun à Nemours du nord au sud et de Milly à Moret sur Loing d’ouest en est.

    superficie : 17.117 ha

    relief : accidenté

    altitude : variant de 40 à 140 m

    géologie : la forêt est installée sur les sables de Fontainebleau, d’âge Stampien inférieur (-35 Ma), qui reposent sur le calcaire de Brie d’âge Sannoisien supérieur et sont surmontés par les calcaires d’Étampes, d’âge Stampien supérieur, recouverts par endroits de limons des plateaux. Les sables sont localement consolidés en grès à l’origine de chaos gréseux pittoresques (gorges de Franchard et d’Apremont).

    climat : type semi-continental, avec une forte influence océanique. La moyenne annuelle des températures est de 10,5°C (5,9°C pour les températures minimales et 15,1°C pour les températures maximales) et la pluviométrie de 730 mm d’eau par an.

    UNE FORÊT REMARQUABLE POUR SA BIODIVERSITE

    6.600 espèces animales
    Sa faune d’Insectes est la plus riche d’Europe : 5.600 espèces dont 3.300 espèces de Coléoptères et 1.200 espèces de Lépidoptères
    18 espèces d’Amphibiens
    15 espèces de Reptiles
    215 espèces d’Oiseaux
    57 espèces de Mammifères, parmi lesquelles tous les grands Mammifères des forêts de plaine : le Cerf élaphe, le Chevreuil, le Sanglier, le Renard roux, le Blaireau européen….

    3.000 Champignons & 500 Lichens

    5.800 espèces végétales ? à confirmer : faut-il en retrancher les 3.000 Champignons et 500 Lichens ?
    500 Algues
    450 Mousses
    80 espèces d’arbres et d’arbustes, dont le Chêne sessile Quercus petraea et le Chêne pubescent Quercus pubescens (45% des espèces arborescentes), le Pin sylvestre Pinus sylvestris (40%) et le Hêtre Fagus sylvatica (10%)
    1.350 herbacées

    phytosociologie

    - sur les calcaires de Beauce : chênaie pubescente
    - sur les sables de Fontainebleau : hêtraie, chênaie sessiliflore ou chênaie-hêtraie

    HISTORIQUE

    1709 : le gel intense de l’hiver détruit de très nombreux arbres.
    1716 : reboisement par plantation de Chênes, de Hêtres et de Charmes, qui atteindra 6 000 ha la fin du siècle.
    1786 : les premiers Pins sylvestres sont introduits dans le massif forestier.
    1831 : reprise des plantations de Pins sylvestres, 6 000 ha sont reboisés en 20 ans.
    1839 : Claude-François Dénécourt, demi-solde d’Empire, trace, au Mont Chauvet, le premier circuit de promenade. Il ouvrira ainsi environ 150 km de sentiers pédestres et son œuvre sera poursuivie par Charles Collinet qui procèdera au balisage de 100 km de nouveaux sentiers.
    A partir de cette époque, les artistes s’installent dans les communes voisines (Théodore Rousseau et les peintres paysagistes de l’école de Barbizon) et les écrivains (Chateaubriand, George Sand, Alfred de Musset, Victor Hugo…) font le voyage de Fontainebleau. Dans l’Éducation sentimentale, Gustave Flaubert donne une description précise de la forêt (excursions en forêt de Frédéric et Rosanette).
    1849 : le chemin de fer atteint Fontainebleau et commence à déverser ces premiers visiteurs, leur nombre s’élève aujourd’hui à 17 millions par an.
    1853 : 624 ha de vieux arbres sont mis hors exploitation pour leur intérêt artistique.
    1861 : une réserve artistique de 1 097 ha est constituée.
    1879 : le gel intense de l’hiver, ayant fait périr de nombreux arbres, 8 millions de feuillus et 7 millions de résineux seront replantés en 10 ans.
    1904 : la superficie de la réserve artistique est portée à 1 692 ha.
    1953 : des réserves biologiques sont créées : 141 ha sont classés en Réserves Biologiques Intégrales (RBI) et 411 ha en Réserves Biologiques Dirigées (RBD).
    1967 : les réserves artistiques sont supprimées et les réserves biologiques ramenées à 415 ha, dont 136 de Réserves Biologiques Intégrales.
    1970 : suite à l’inventaire réalisé en 1968, un plan d’aménagement du massif forestier est mis en place, il prévoit le rajeunissement de 7 120 ha en 30 ans (cette surface est ramenée à 6 260 ha en 1972, puis à 4 800 ha en 1985).
    1995 : 365 km de sentiers balisés sont mis à disposition des promeneurs et des randonneurs.
    1996 : un nouvel aménagement de la forêt est élaboré, pour la période 1996-2015, afin d’en préserver les richesses naturelles et la biodiversité, les réserves biologiques sont portées à 580 ha pour les Réserves Biologiques Intégrales et 1331 pour les Réserves Biologiques Dirigées.
    1999 : 500 000 arbres sont détruits à la suite de la violente tempête du 26 décembre
    2002 : le massif est classé en « forêt de protection » le 19 avril.

    aménagements pour les loisirs : 1.100 km de routes et d’allées forestières, plus de 300 km de sentiers pédestres balisés, des sites d’escalade, et de nombreuses aires de stationnement et de pique-nique.


    LA FORÊT RÉGIONALE DE ROSNY (ROSNY-SUR-SEINE 78710) : PARTIE D’UNE VASTE ZNIEFF DE 2000 HECTARES

    superficie : 1.447 hectares

    situation : Rosny-sur-Seine, Perdreauville, Bréval, Jouy-Mauvoisin, Rolleboise. La commune de Rosny-sur-Seine se trouve dans le nord-ouest des Yvelines à environ soixante kilomètres à l’ouest de Paris, dans la vallée de la Seine, sur la rive gauche du fleuve. Elle est limitrophe de Mantes-la-Jolie et Buchelay à l’est, de Rolleboise au nord, de Bonnières-sur-Seine à l’ouest et de Saint-Illiers-la-Ville et Perdreauville au sud.

    propriétaire : Agence des espaces verts de la Région Île-de-France (1989 – 1992)

    géographie

    Le village de Rosny-sur-Seine se situe en bord de Seine, dans la plaine alluviale qui se resserre avant la concavité du méandre de Guernes. Le territoire de la commune englobe également sur le plateau la forêt de Rosny (point culminant à 143 m). Il est arrosé par le ru de Bléry.

    la forêt

    Seul massif forestier important du Nord-Ouest des Yvelines, la forêt régionale de Rosny est une composante incontournable du paysage départemental. Véritable poumon vert du Mantois, elle domine les coteaux de Mantes à Rolleboise, en rive gauche de la Seine, et offre de magnifiques points de vue sur les alentours. Des habitats naturels diversifiés et une richesse écologique rare confèrent à cette forêt un intérêt patrimonial indéniable. La protection des milieux et des paysages constitue on objectif majeur du nouveau plan de gestion en cours.

    HISTORIQUE

    Jadis, la forêt de Rosny appartenait aux Seigneurs de MAUVOISIN. Certaines communes limitrophes ont d’ailleurs conservé la référence.
    Au XVIème siècle, elle se retrouve entre les mains de SULLY, ministre d’Henri IV et seigneur de ROSNY, qui la cite à plusieurs reprises dans ses mémoires.
    On raconte que le roi y chassa au lendemain de la bataille d’Ivry et rencontra SULLY, blessé, à proximité du château des Beurons. La fille de SULLY fit alors planter le Chêne Mademoiselle qui commémore, aujourd’hui encore, cette rencontre, avec une circonférence atteignant les quelque 4,20 mètres.

    ÉCOLOGIE

    Située dans une zone de paysages ouverts, liés aux cultures céréalières, la forêt contribue à entretenir ces paysages par ses lisières externes.

    Située sur un plateau extrêmement fertile, partiellement recouvert de limons, avec une altitude variant de 150 m au sud à 35 m au nord, la forêt régionale de Rosny fait partie d’une vaste zone de 2000 hectares, répertoriée en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique.

    Le peuplement forestier, de grande qualité, est dominé par le chêne (70%), mais les hêtres, les châtaigniers, les pins, les charmes, les frênes, les bouleaux, les érables et les arbres fruitiers tels que l’alisier torminal et le cormier sont également largement représentés.

    La variété de ses sols est à l’origine de sa richesse botanique : on y trouve la très rare Daphne mezereum, protégée au niveau régional, et de très nombreuses espèces d’orchidées dont la Néottie nid-d’oiseau, l’Ophrys frelon ou encore l’Orchis mascula. Les milieux secs et calcaires de la Vallée des Prés aux paysages variés sont très riches en espèces végétales : c’est là que l’on dénombre 11 espèces d’orchidées mais aussi des insectes (30 espèces de lépidoptères) à tel point que l’Europe a retenu ces milieux comme « prioritaires » dans le cadre de la « directive habitats ».

    La faune n’est pas en reste en effet : les promeneurs sillonnant les nombreux sentiers pédestres pourront observer sangliers, chevreuils, lapins de garenne, lièvres, renards et écureuils. Sur le plan ornithologique, parmi les 63 espèces d’oiseaux répertoriées, il faut citer le Pic noir et le Pic mar ainsi que de très nombreux rapaces, d’ordinaire plutôt rares : la Buse, la Bondrée apivore, la Chouette hulotte ou le Hibou moyen-duc. Enfin, aux abords des mares, sur le plateau forestier, l’observateur attentif pourra découvrir de nombreux batraciens (grenouilles, tritons, crapauds et salamandres), mais aussi une quinzaine d’espèces de libellules, dont le Cordulegastre annelé, protégé en Ile-de-France.

    LES AUTRES POINTS D’INTÉRÊT

    La forêt régionale de Rosny recèle également quelques curiosités dignes d’intérêt :
    - le Belvédère de Châtillon, qui abrite un kiosque datant de l’Exposition Universelle de 1900
    - les vestiges du château des BEURONS, contruit vers 1615 par Simon LETELLIER, conseiller et médecin du roi Louis XIII.

    À NE PAS RATER :

    - les points de vue très variés sur les vallons, les zones de culture ou la Vallée de la Seine depuis le belvédère de Châtillon

    INFORMATIONS PRATIQUES

    - parking aménagé à l’entrée de la forêt
    - chasse et pêche interdites

    ACCÈS

    - en train, gare SNCF de « Rosny-sur-Seine » puis 20 min de marche via le circuit de petite randonnée (balisage jaune)
    - en voiture, depuis Paris, par l’autoroute A13 sortie « Mantes Ouest » puis direction Rosny-sur-Seine


    LA FORÊT RÉGIONALE DE BONDY (CLICHY-SOUS-BOIS 93390)

    situation : au nord-est de Paris, au sein de Clichy-sous-Bois (Le Raincy 93390)

    distance : à environ 30 mn

    surface : 170 hectares

    Il s’agit globalement d’un milieu humide avec les nombreux étangs (au nombre de cinq), mares et fossés, situé sur un plateau surplombant le pays d’Aulnoye.

    Flore riche (à vérifier). Essences présentes : chênes, charmes, châtaigniers, hêtres, érables, saules et aulnes.

    Équipements

    Vastes espaces ouverts (football, frisbee…)
    Pistes cyclables, pédestres et cavalières

    Animations

    Des animations & activités pédagogiques sont organisées régulièrement.

    Bémol

    Forêt très fréquentée. À éviter le weekend et les jours fériés.

    Accès

    transports en commun : RER E : station Le Raincy ou SNCF : Gare Le Raincy-Villemomble ou RER E, station Le Raincy


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